Michaël R. Roskam, l'interview pour "Quand vient la nuit"

The Drop, en français, Quand vient la nuit, le nouveau film de Michaël R.Roskam
The Drop, en français, Quand vient la nuit, le nouveau film de Michaël R.Roskam - © Tous droits réservés

Hugues Dayez a rencontré le réalisateur flamand de "Rundskop", qui signe cette fois-ci un film de mafia d'après une nouvelle de Dennis Lehane. L'interview intégrale.

L'interview intégrale

La critique

Littéralement, "The drop" signifie "Le dépôt". C’est le surnom donné par les malfrats à un bar de Brooklyn : c’est là que transite, en sous-main, l’argent sale de la mafia tchétchène qui a envahi le quartier. Le patron du bar, Marv (James "Soprano" Gandolfini, dont c’est le dernier rôle) n’est plus que le tenancier du lieu, qu’il a dû vendre à ces mafieux très tyranniques. A ses côtés, son employé Bob (Tom Hardy), qui essaie tant que faire se peut d’éviter les ennuis. Et pourtant, lorsqu’il recueille un chien martyrisé dans le quartier, il s’attire les foudres de son propriétaire, un petit caïd local, Eric (Matthias Schoenaerts) qui veut prendre sa revanche… La tension monte dans ce quartier de Brooklyn.

Le film est adapté d’une nouvelle de Dennis Lehane ("Gone baby gone", "Mystic River") intitulée "Animal rescue". Le cinéaste flamand Michaël Roskam, réalisateur remarqué à Hollywood après la nomination de "Rundskop" à l’Oscar du meilleur film étranger, a hérité du scénario après que David Cronenberg et Neil Burger, intéressés, aient jeté l’éponge. Roskam, grand fan du cinéma américain ("Rundskop" lorgnait déjà vers Coppola et Scorsese) est aux anges… On est content pour lui, mais on n’applaudit que poliment ce "The drop" : le film est du bon ouvrage d’artisan, mais ne brille pas par son originalité : c’est un film de mafia à New York comme on a déjà vu des dizaines. Le scénario, privilégiant les ambiances sur l’action proprement dite, suscite même quelques bâillements furtifs.

La bande-annonce