"Les souvenirs", émouvants, de Jean-Paul Rouve, avec Michel Blanc, Annie Cordy...

Christine Pinchart a rencontré Jean-Paul Rouve

 

Ce film vous ressemble, il est bienveillant, et donne l'impression de plaisir sur le tournage, comme dans "Quand je serai petit" ?

Oui je me suis senti très bien pour faire ce film, l'ambiance était très sereine, mais par rapport à "Quand je serai petit", je voulais plus de comédie et de légèreté. Ca faisait partie du travail avec David Foenkinos, sur le scénario. Mais en effet je trace le même sillon, et j'essaie de parler de ce qui m'intéresse, des êtres humains, des rapports entre les gens, de la vie en fait. Film de la vie, ça me plaît beaucoup.

 

Avec une Annie Cordy comme on la voit rarement. Vous l'avez posée, avec un rôle magnifique, et elle semble être là pour tout le monde ?

Oui tout le monde peut retrouver sa grand-mère dans le personnage de Madeleine. J'ai toujours vu en Annie ça, derrière la chanteuse qui nous fait rire. Je voyais dans ses yeux beaucoup de choses, beaucoup de profondeur. Et j'avais envie de montrer cette partie cachée d'elle-même, parce qu'elle est très pudique. Mais je suis content qu'elle m'ait laissé montrer sa face cachée; elle aurait pu cacher tout cela mais elle m'a fait confiance.

Je lui ai demandé de jouer sans maquillage, sans artifices, et de ne rien faire. Je lui ai dit, tu ne fais rien. Et puis j'ai travaillé des moments vérité, avec des albums de photos de son enfance, et je la faisais parler. On a essayé de faire ressortir des choses profondes. Ce qu'elle voulait bien me donner...

Christine Pinchart