Les "Hirondelles de Kaboul" et "Papicha", primés au festival d'Angoulême

La réalisatrice Zabou Breitman sacrée au festival d'Angoulême avec le drame d'animation "Les Hirondelles de Kaboul"
La réalisatrice Zabou Breitman sacrée au festival d'Angoulême avec le drame d'animation "Les Hirondelles de Kaboul" - © PATRICK KOVARIK / AFP

Le drame d'animation "Les Hirondelles de Kaboul", de Zabou Breitman et Eléa Gobbé-Mévellec, sur la vie en Afghanistan sous les talibans, a été primé dimanche au Festival du film francophone d'Angoulême (FFA), qui a également distingué le film algérien "Papicha".

"Les Hirondelles de Kaboul", adaptation du roman de Yasmina Khadra (2002), avec les voix de Simon Abkarian, Zita Hanrot, Swann Arlaud, sur le destin d'un jeune couple brisé dans le Kaboul des talibans, illustre une tendance croissante des films d'animation à s'emparer de thèmes graves, de grands sujets de société ou de conflits. Le film a reçu le Valois de Diamant du festival et a également été récompensé par le Valois de la Musique, pour le compositeur Alexis Rault.

"Papicha", film algérien de Mounia Meddour sur les affres d'une jeune apprentie styliste dans l'Algérie des années 90 où point la terreur islamiste, a obtenu le Valois du Public, celui du scénario, ainsi que celui de l'actrice, pour Lyna Khoudhri, dans le rôle principal. Elle partage cette distinction avec Nina Meurisse, dans "Camille" de Boris Lojkine, tiré de l'histoire de Camille Lepage, une jeune photoreporter indépendante assassinée en 2014 à l'âge de 26 ans, alors qu'elle couvrait la Centrafrique.

Le traditionnel tremplin de la rentrée et de l'hiver

Le Valois du meilleur acteur est revenu à Anthony Bajon, pour son rôle aux côtés de Guillaume Canet dans "Au nom de la terre" d'Edouard Bergeon, sur la descente aux enfers d'un agriculteur endetté, dépassé par l'évolution de son métier.

Le Valois de la mise en scène a été décerné a Hafsia Herz pour sa comédie dramatique "Tu mérites un amour", et le Valois d'un jury d'étudiants francophones à "Adam", drame intimiste de la Marocaine Maryam Touzani. Enfin "Selfies", du Suisse Claudius Gentinetta, a obtenu le Valois du court métrage d'animation.

Cette année, le jury était présidé par Jacqueline Bisset. Dix films francophones étaient en compétition pour ce 12e Festival d'Angoulême, traditionnel tremplin de la rentrée et de l'hiver pour les films. Par le passé, le FFA a ainsi vu émerger ou être récompensés de futurs succès populaires, tels que "Les intouchables" ou "Guillaume et les garçons, à table !".