Les deux idiots de "Dumb & Dumber" reviennent 20 ans après... sans une ride

"Il y a quelque chose d'intemporel dans ces types, ils ne grandissent pas, ils ne deviennent ni plus intelligents ni plus sages, ils restent les mêmes du début à la fin du film, et il y a là quelque chose d'amusant", estime Bobby Farrelly, producteur de "Dumb & Dumber De".

"On dirait que les comédies très physiques" comme "Dumb and Dumber De", qui sort le 17 décembre en Belgique, "vieillissent mieux que les comédies plus verbales", renchérit son frère Peter, le réalisateur du film, dans un entretien à l'AFP.

En 1994, Lloyd Christmas (Jim Carrey), coupe au bol et oreilles décollées, et son compère échevelé Harry Dunne, débarquaient sur les écrans et séduisaient une nuée de fans à travers la planète avec leurs péripéties. Et lançaient la carrière des frères Farrelly.

Depuis, la fratrie a signé une série de comédies à succès ("Mary à tout prix", "Fous d'Irène", "L'amour extra-large") toujours avec un humour scatologique, sous la ceinture et très politiquement incorrect qui est devenu leur signature.

Vingt ans après, ils ont gagné quelques cheveux blancs mais pas de nouveaux neurones... Pour le bonheur de leurs fans toujours nombreux: "Dumb & Dumber De" a déjà engrangé plus de 124 millions de dollars de recettes dans le monde en seulement quatre semaines depuis sa sortie américaine.

Se lâcher

"Tout le monde peut rire de gens comme Harry et Lloyd. (...) Ils veulent bien faire mais ne sont pas très intelligents", poursuit Bob Farrelly.

Pour le caméléon Jim Carrey, au visage plus distordu que jamais, retrouver ce personnage de gentil idiot a été aisé: "Dès que nous nous sommes retrouvés dans l'ambiance, moi, (Jeff) et les frères Farrelly, on s'est senti en famille et tout a été très simple".

"Ils ne sont pas plus intelligents qu'avant alors c'est facile car ce sont les mêmes personnes qu'il y a vingt ans", constate Jeff Daniels.

Pour Jim Carrey, 52 ans, qui s'est fait connaître dans des comédies avec son physique ultra-plastique qui peut faire de lui un jeune premier ou un être grimaçant, incarner un simple d'esprit est "libérateur. On n'a pas besoin d'obéir à une quelconque logique".

L'acteur né au Canada, révélé dans "Le Masque", a gagné en respectabilité avec des interprétations tout en finesse dans des registres plus dramatiques comme dans "Eternel Sunshine of the spotless mind" (2004), "Man on the Moon" (1999) ou "The Truman Show" (1998), qui lui ont valu de remporter deux Golden Globes.

"Il ne faut pas avoir peur, ne pas se limiter, plonger et faire tout ce qui vous vient à l'esprit", ajoute le très respecté Jeff Daniels, star de la série "The Newsroom" de HBO et vu dans des films aussi différents que "Good night, and good luck", "The Hours" ou "Les 101 dalmatiens".

"Huit fois sur dix, les comédies ne vous font pas rire et ça me rend fou quand je vois une comédie et que tout ce que je fais c'est: +humpf+. Une comédie pour moi, c'est: +Faites-les faire dans leur froc+, alors il faut se lâcher."

 

AFP Relax News