Le film "Taxi", interdit en Iran, déjà vendu dans plus de 30 pays

"Taxi", chronique de la société iranienne à travers les déambulations d'un chauffeur de taxi à Téhéran, a été vendu dans une vingtaine de pays européens ainsi qu'en Russie et en Turquie, a annoncé la société Celluloid Dreams, en charge des ventes internationales du film.

Parmi eux, la France, la Suisse, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, l'Allemagne, l'Autriche, le Danemark, la Finlande, la Suède, la Norvège, l'Espagne, l'Italie, le Portugal, la Grèce, Chypre, la Pologne, les pays d'ex-Yougoslavie et les pays Baltes.

Hors d'Europe, le film sera distribué à Taïwan, Hong Kong et en Chine pour l'Asie et au Brésil et en Colombie pour l'Amérique Latine. Il a aussi été vendu à une société de distribution au Moyen-Orient, a précisé Celluloid Dreams.

Des négociations sont encore en cours notamment avec le Royaume-Uni et les Etats-Unis, a ajouté la société de distribution internationale.

En accordant le prix du meilleur film à "Taxi", très applaudi au Festival du film de Berlin, le jury a placé sous les projecteurs un cinéaste soumis à une interdiction de travailler dans son pays et de voyager à l'étranger.

Jafar Panahi s'est dit dimanche "heureux pour (lui)-même et le cinéma iranien", tout en regrettant que ses compatriotes ne puissent voir ses films, son oeuvre étant interdite de diffusion dans la République islamique.

Le cinéaste a été arrêté en mars 2010 alors qu'il préparait un film sur les manifestations contre la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad en juin 2009. Il a été condamné en 2011 à une interdiction de faire des films pendant 20 ans pour "propagande contre le régime". Il a cependant, depuis, réussi à tourner trois longs métrages, dont "Taxi", et à les transmettre à l'étranger.

 

AFP Relax News