Le FIFF 2018: des réalisatrices de comédies, qui parlent de choses graves...

Nicole Gillet, déléguée générale du FIFF
Nicole Gillet, déléguée générale du FIFF - © Christine Pinchart

Le FIFF 2018 sera plus léger et plus drôle, sans se priver d'évoquer des sujets graves. Plus féminin aussi, mais l'amorce a eu lieu l'an dernier avec la présence de nombreuses réalisatrices nous rappelle Nicole Gillet, la déléguée générale du festival :

"La 32ème édition était déjà féminine, parce que nous avions beaucoup de films qui parlaient de femmes, et pas mal de films de réalisatrices. Notamment des films tunisiens, algériens, de réalisatrices pour qui c'est plus difficile. Elles nous ont offert un regard sur leur société à partir du point de vue d'une femme. On continue dans ce qu'on avait amorcé et ce n'est pas en réaction à tout ce qui s'est passé, on a toujours été attentif à accorder une place à chacun. Tout comme on veille à présenter des films français, sénégalais, maliens, québécois, belges... C'est important d'avoir ces regards différents sur des sujets de société."

Cette année également, une grande place pour la comédie et la légèreté, parce qu'on en a besoin :

"Oui c'est vrai, on a besoin de cela, et on a été étonné de trouver autant de films qui utilisent la légèreté pour parler de sujets graves et forts. On a par exemple un film qui parle de la pédophilie, avec de l'humour, ce n'est pas facile, mais c'est bien et le film passe d'autant mieux. On a aussi une véritable comédie de Pierre Salvadori, qui parle d'un homme qui sort de prison, qui a été emprisonné à tort, et tout cela est dit sur un ton léger. Il fallait aussi dire au public, qu'il y a des films d'auteurs qui sont des comédies, qu'une comédie n'est pas forcément lourde, que ça peut être profond."

Le FIFF : du 28 septembre au 5 octobre à Namur. www.fiff.be