La semaine cinéma de Cathy Immelen - mercredi 18 novembre

Hunger games, la révolte partie 2 tient presque toutes ses promesses : de l’action, de l’émotion, moults rebondissements et retournements de situation
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Hunger games, la révolte partie 2 tient presque toutes ses promesses : de l’action, de l’émotion, moults rebondissements et retournements de situation - © DR

Avec "Hunger Games - La Révolte : Partie 2", la semaine commence avec un film très attendu, particulièrement par le jeune public.

Ça y est, nous y sommes ! L’épisode final de la saga Hunger Games débarque enfin sur nos écrans cette semaine. "Hunger games, la révolte partie 2" tient presque toutes ses promesses : de l’action, de l’émotion, moult rebondissements et retournements de situation même si, je vous l’avoue, moi je trouve qu’on n’a jamais réussi au fil de la saga à retrouver la magie du premier épisode… Et puis cette manie de dédoubler les derniers bouquins de séries pour ados en deux films nous donne des épisodes finaux au scénarios assez minces.

L’Hermine

Primée à Venise, avec le prix du meilleur scénario et le prix du meilleur acteur pour Fabrice Luchini, c’est une comédie douce-amère qui se déroule dans les coulisses d’un procès d’assises. La mise en scène est signée Christian Vincent qui avait surtout envie d’écrire un rôle sur mesure pour Luchini dont il a fait décoller la carrière il y a 25 ans avec "La discrète".

"L’Hermine",  c'est de la délicatesse et de la finesse d’esprit à l’état pur ! Christian Vincent arrive à la fois à nous ouvrir les portes d’un monde inconnu, à nous faire réfléchir à la notion de justice, à nous livrer le portrait très juste d’un homme seul… bref, vous l’aurez compris, beaucoup beaucoup de qualités pour cette pépite, c’est un régal ! Sans oublier Luchini qui nous offre un jeu toute en retenue et en subtilité, très loin de ce qu’il a déjà pu nous faire subir comme caricature de lui-même.

 

The Program

"The Program" est signé Stephen Frears. Un biopic passionnant sur l’ex-gloire déchue du vélo : Lance Armstrong incarné par Ben Foster totalement bluffant de mimétisme.

Pas besoin d’être fanatique de cyclisme pour se passionner par ce "programme" minutieusement mitonné par Stephen Frears. A défaut de nous aider à véritablement comprendre la personnalité ambiguë de Lance, le film nous plonge littéralement dans un univers aux codes complexes avec un soucis du réalisme absolument remarquable. Remarquable comme l’énorme travail de l’acteur Ben Foster pour être à ce point crédible, comme la mise en scène nerveuse qui vous donnera cette sensation de vitesse, d’urgence et de dépassement de soi propre aux courses cyclistes.