La BD "Lastman" s'appuie sur Kickstarter pour finaliser sa série TV

"Lastman" a reçu le Prix de la série au Festival d'Angoulême en 2015
"Lastman" a reçu le Prix de la série au Festival d'Angoulême en 2015 - © All Rights Reserved

Lauréate du Prix de la série au Festival d'Angoulême en 2015, "Lastman" envisage de se décliner en série télévisée. Pour financer leur projet, les auteurs viennent de lancer une campagne de crowdfunding.

8 tomes et 100.000 albums vendus à l'étranger, la popularité de la bande dessinée créée par Bastien Vivès, Balak et Michaël Sanlaville augmente de manière exponentielle. Les créateurs, surfant sur ce succès tant critique que commercial, ont souhaité décliner leur oeuvre en une série télévisée de 24 épisodes, soit 5 heures de programme. C'était sans compter le départ de leur investisseur principal, à l'origine d'une campagne Kickstarter de dernière chance.

Le projet demeure bien avancé. En effet, la moitié des épisodes (12 sur 24) sont finalisés. En ce qui concerne les 12 restants, les dessins, les musiques et les décors sont achevés. Or leur production implique un financement, de l'ordre de 25.000 euros par épisode. L'intégralité de la série repose donc sur cette campagne de crowdfunding, qui avance relativement bien : plus de 86.000 euros ont d'ores et déjà été recueillis, grâce à la participation de 1.347 contributeurs.

Les personnes intéressées peuvent participer sur le site kickstarter.com, entre 5 € et 1000 €. Différents contenus et goodies sont proposés en échange.

Une série en amont du manga

La série se déroulera avant la bande dessinée. On y retrouve le principal protagoniste, Richard Aldana, tentant de survivre dans le quartier agité de Paxtown, aux cotés de Dave, son ami boxeur. Il retrouve ce dernier assassiné, à l'aide de visions d'une jeune fille, qui n'est autre que la fille de Dave. S'ensuivent nombre de péripéties et combats acharnés contre l'ordre du lion, des gangsters impitoyables.

Les scénaristes et dessinateurs dévoilent les contours de leur série dans la vidéo de promotion de la campagne. Usant les codes du manga, sans pour autant singer la culture japonaise, la saga "Lastman" s'inspire des blockbusters américains des années 80/90, mais également des réalisateurs comme Steven Spielberg, afin de proposer des planches - et des épisodes - mêlant "bastons", gangsters et fantastique, destinées à un public adulte.