L'interview de Philippe Claudel pour Une enfance

Cathy Immelen et Philippe Claudel
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Cathy Immelen et Philippe Claudel - © RTBF

L'interview intégrale que le réalisateur a accordée à Cathy Immelen, à l'occasion de la sortie du film "Une enfance", cette semaine, dans les salles.

 

Cathy Immelen : Vous nous présentez votre dernier film. Filmer la misère, entre guillemets, le Quart-Monde, c’est quelque chose qu’on connaît en Belgique, on a les Frères Dardenne qui parfois, peuvent être dans une même atmosphère que ce que vous avez dépeint, mais on n’est pas du tout dans le même genre de cinéma, alors je me demandais si c’était une envie de filmer ce milieu-là ou de filmer un enfant. Qu’est-ce qui a été le premier ?

Philippe Claudel : Il y a plusieurs choses. Il y avait le désir effectivement de poser un regard sur l’enfance, sur ce moment de la vie important me semble-t-il, pour nous, où se nouent différents fils qui vont constituer les adultes que nous allons être après, il y avait aussi le désir de filmer la ville où je suis né, où j’habite toujours, Dombasle-sur-Meurthe en Lorraine, petite ville industrielle, dans la banlieue de Nancy, montrer comment finalement même des lieux qui a priori ne sont pas beaux, peuvent receler de beauté, de poésie, de sérénité, j’avais envie d’extraire justement le beau d’un paysage à priori qui ne l’est pas.

Et puis, les désirs se sont mêlés et ont abouti à ce film qui pour une bonne part est très autobiographique, parce qu’il y a cette dimension que je connais et qui me constitue, mais bien sûr l’histoire de Jimmy, le personnage principal, n’est pas tout à fait la mienne parce que j’avais envie de m’intéresser aussi à ces jeunes adultes que je rencontre beaucoup aujourd’hui dans ma petite ville ou ailleurs, complètement perdus, enfin qui sont en marge du système, qui le critiquent beaucoup, qui se laissent aller dans la vie, qui vivotent un petit peu de petites aides ou de petites combines, et qui n’arrivent pas à être adultes alors qu’ils ont déjà des enfants. Et la question c’était comment justement quand on est enfant, on arrive à se constituer, à vivre, à tenir debout dans un milieu quand même extrêmement difficile, où il y a beaucoup de violence verbale, affective, parfois aussi un peu physique. Voilà c’est une sorte de photographie à la fois dure mais que je voulais aussi poétique et lumineuse.

Mais c’est un milieu que vous connaissez de par votre vie ou bien vous avez dû vous promener, rencontrer ces gens ?

Philippe Claudel : Non, je le connais pour différentes raisons si vous voulez. J’ai quand même été professeur pendant longtemps, donc des petits Jimmy, j’en ai connu dans l’exercice de ce professorat, la ville où j’habite est assez représentative des petites villes françaises de taille moyenne, un peu industrielle, où on a justement un certain nombre de personnes, que je croise tous les jours, qui m’inspirent ces personnages-là. Il y a beaucoup d’histoires qu’on me raconte, mais surtout un artiste, c’est quelqu’un qui écoute, qui regarde, qui est sensibilisé, qui a peut-être, comment dirais-je, une sensibilité un peu plus vive, que les autres en tout cas, qui regarde aussi ce qu’on n’ose pas regarder, ou ce qu’on n’ose pas voir, et pour moi, le cinéma ou la littérature, c’est souvent inviter les spectateurs ou les lecteurs à regarder des situations, des éléments, des fractures qu’on ne verrait pas sans ces œuvres-là, romans ou films.

Pour en revenir à ma petite comparaison avec le cinéma des Frères Dardenne, ce sont les mêmes personnages mais votre manière de les mettre en scène est totalement différente. C’est lumineux, c’est ensoleillé, c’est beau, c’est doux en quelque sorte, et je voulais savoir pourquoi avoir choisi cette voie et pas ce qu’on peut appeler chez nous, le réalisme social gris.

Philippe Claudel : Parce que j’avais envie justement de montrer que même dans des vies difficiles comme celle de Jimmy, eh bien ce petit garçon arrive à se ménager, à préserver des éléments de sérénité, de beauté, de poésie, de douceur. Le milieu dur dans lequel il évolue, eh bien il s’en échappe, et il trouve une forme de réconfort dans la nature, dans l’espace, dans l’aspect sauvage des rivières, des champs, des bois. Donc, il y avait aussi la saison qui est importante, le film se déroule au cours d’un été, donc cette lumière solaire, cette chaleur, ces jours qui paraissent infinis, qui peuvent engendrer un certain ennui mais aussi une certaine paix. Donc, comme je savais que j’allais sur un propos dur, il n’était pas question justement de durcir encore ce propos par une atmosphère trop naturaliste, mais au contraire l’équilibrer par un versant plus solaire, qui me semble-t-il est aussi constitutif de la vie de Jimmy qui peut parfois être très noire mais parfois très lumineuse.

Parlons du choix aussi de vos comédiens, on a eu quelques loupés, je trouve, dans le cinéma français quand on demande à des comédiens d’incarner des gens du Quart-Monde, je sais que le mot n’est pas joli mais je n’en trouve pas d’autre, c’est difficile de trouver le juste milieu entre la caricature, on en fait trop, comment est-ce que vous avez dirigé vos comédiens, comment est-ce que vous les avez mis en scène pour ne pas que ça fasse faux ?

Philippe Claudel : Alors, il faut déjà les trouver. Je pense que dans tous les films, beaucoup de metteurs en scène vous diront que quand on a déjà le bon casting, une grande partie du travail est fait. Il faut que les gens soient crédibles, que les acteurs soient crédibles, c’était un film où je voulais jouer sur un effet de réel mais pas sur un effet je dirais cinéma, c’est-à-dire ne pas prendre des acteurs connus, ne pas prendre des acteurs reconnaissables, donc soit il y a des non comédiens, des non professionnels dans le film, que j’ai trouvés dans ma petite ville, j’ai fait des grands castings dans ma petite ville. Et puis, il y a, pour les comédiens professionnels, soit des gens qui débutent à l’écran ou quasiment, comme Angélica Sarre, ou alors Pierre Deladonchamps qu’on avait vu dans " L’inconnu du lac " d’Alain Guiraudie, mais qui, là, compose quelqu’un de complètement différent. Il faut dire que Pierre habite dans ma région, il est né dans cette région, et les personnages qu’on croque, lui et moi on les connaît, donc il y a aussi cette espèce de patine de vérité qu’on peut constater, qu’il a pu constater, il a vécu aussi dans un quartier populaire, comme moi, donc il s’inspire de ce qu’il connaît.

Si le film très, très modestement pouvait nous faire nous intéresser un peu plus aux autres, je serais heureux

Après, la grande difficulté me semble-t-il pour éviter comme vous dites la caricature, et le jugement qu’on porterait sur les personnages qu’on filme, c’est justement de trouver une attitude en caméra, en mise en scène, qui fasse bien comprendre aux spectateurs qu’on ne se moque pas de ces gens-là, qu’on ne porte pas un regard sur eux qui serait un regard qu’on porterait sur des monstres ou des êtres très différents, donc trouver la juste place, la pudeur de filmage qui fait qu’on est dans une sorte de proposition et pas de jugement. Donc, moi je montre, je ne juge pas, je ne juge absolument pas ces gens, je les propose au spectateur, je propose des morceaux de vie et c’est à lui éventuellement de trouver des sens, de juger s’il le veut. De les trouver beaux, laids, horribles, de trouver leurs actions condamnables ou pas, et puis tout se passe aussi dans ce film à hauteur d’enfant. C’est-à-dire que la caméra, elle épouse le regard de Jimmy, et quand je dis hauteur d’enfant, c’est même la hauteur physique de caméra, c’est-à-dire que je réfléchissais pour trouver la bonne hauteur pour qu’on ait à la fois ce regard de la caméra qui soit exempt de tout jugement comme je le disais, et en même temps qui épouse un peu l’innocence de l’enfance, un regard neuf.

Est-ce que c’est plus difficile à monter un film comme celui-ci, sans acteurs connus et avec un sujet qui peut être a priori dur ?

Philippe Claudel : Alors, ça n’a pas été très difficile parce que j’avais la chance d’avoir une grande productrice, qui est Margaret Menegoz, qui est la productrice des Films du Losange, qui produit Haneke, qui produit Brissot, qui a produit Rohmer jadis, c’est une maison de grande qualité, qui s’intéresse justement à un cinéma un peu différent, un peu difficile disons, mais il est évident que ça pose un certain nombre de problèmes, de réunions effectivement de fond, et puis, ensuite après, de présentation du film. Une certaine presse française ne s’intéresse pas aux films où il n’y a pas de casting, donc aucune émission de télévision par exemple, ce genre de chose, ou même le public parfois peut être…alors là on additionnait un peu les difficultés avec un sujet social, avec une absence de casting, mais bon c’était un choix rigoureux, on était prêt à en assumer les conséquences. Le projet pour moi, si vous voulez, n’avait de sens qu’à ce prix. Je ne pouvais pas mettre dans ce film-là un acteur connu ou une actrice connue. Moi ça m’aurait fait sortir complètement du sujet et je n’y aurais pas cru.

Comme Marion Cotillard dans un film des Frères Dardenne.

Philippe Claudel : Je ne porterai pas de jugement mais c’est vrai que j’ai beaucoup d’admiration pour le cinéma des Frères Dardenne, je sais que quand j’avais vu en son temps " Rosetta ", " Le fils ", " L’enfant " etc… c’était des œuvres qui m’avaient vraiment marqué et aussi notamment parce que je découvrais des comédiens, enfin pour moi ce n’était pas des comédiens, c’était des visages neufs, donc l’effet de réel fonctionnait à plein. Dans les films, disons plus récents, quand on emploie Cécile de France ou Marion Cotillard, qui sont des actrices formidables hein, il est certain que pour moi spectateur, l’effet de réel fonctionne moins et on est plus dans un effet cinéma, qui est aussi intéressant mais c’est autre chose.

Pour en revenir au film en lui-même, moi ce qui m’a beaucoup étonné c’est la psychologie de ce petit garçon qui… on pourrait s’attendre à ce qu’il tourne mal, à ce qu’il fasse vraiment des grosses bêtises, à ce qu’il vole de l’argent, voilà un petit gamin des rues mais pas du tout. On sent qu’il a un cœur énorme, qu’il veille sur son petit frère, qu’il fait tout pour sa maman, voilà vous avez choisi aussi d’en faire un être assez lumineux.

Philippe Claudel : Je choisis d’en faire un petit garçon très solide, beaucoup plus adulte que les adultes, responsable, qui a une force vraiment dure en lui et quand on le voit dans ces moments de vie on le laisse quand tout est possible, mais quand je dis que tout est possible on ne sait pas vers quoi va aller cette force et cette dureté. Ca peut aller vers une construction encore plus solide de lui-même, ça peut aussi partir dans une autre direction, c’est-à-dire qu’il est encore trop tôt pour dire ce que va devenir Jimmy. Et c’est ça qui m’a intéressé. C’est pour ça que le film s’appelle " Une enfance ". C’est un enfant, ce n’est pas encore un pré-adolescent. Il est à la fin de l’enfance, il a ses forces en lui mais qui peuvent peut-être s’orienter vers une forme de violence absolue. On ne sait pas. On voit qu’il y a des éléments de stabilité, on voit que parfois il est tenté par des gestes peut-être un peu extrêmes, et là pour l’instant il y a cette incertitude dans laquelle on laisse le personnage et avec laquelle je laisse le spectateur. C’est à lui j’allais dire de prendre Jimmy et puis de le faire évoluer.

Le petit garçon qui interprète Jimmy, comment est-ce que vous lui avez présenté son personnage, comment est-ce qu’il a compris ou comment est-ce que vous lui avez fait comprendre les situations ?

Philippe Claudel : C’était déjà une chance éblouissante de le trouver, au terme d’un casting qui n’a pas été très long non plus, mais je cherchais des gamins dans ma région, on a peut-être reçu quelques centaines de dossiers, et puis de fil en aiguille je suis arrivé à ces deux petits gamins, Jules Gauzelin et Alexi Mathieu, qui jouent les deux enfants, ce qui m’importait, c’était de définir avec eux les personnages. Je n’étais pas dans le souci qu’ils lisent, qu’ils connaissent par cœur le scénario, en plus ce n’est pas des lecteurs, donc ils l’ont vaguement lu vous voyez, les parents évidemment l’ont lu pour des raisons d’autorisation, mais les gamins ce qui m’importait, c’était que quand on travaillait sur le plateau chaque jour ils arrivent avec le texte su, par cœur, comme une récitation, et ça, ça n’a jamais posé de problème, avant ce qui m’a importé c’est de délimiter finalement une sorte de portrait-robot des personnages, avec un principe simple, ou une méthode assez simple.

Je disais à Alexi qui joue Jimmy, je prenais des situations fictives, je dis : à ton avis, dans tel cas, est-ce que Jimmy ferait ça ou pas ? Est-ce qu’il ferait ceci ou cela ? Et le gamin me répondait : oui, non, ou alors non il ferait ça, il ferait ça, et quand il se trompait un petit peu par rapport au personnage, je disais : non, écoute je crois qu’il ferait plutôt ça. Donc, c’était juste… on n’entrait pas dans une psychologie profonde, mais je ne fais jamais ça avec aucun acteur, même les acteurs adultes professionnels, je ne suis jamais dans un approfondissement psychologique du personnage. Moi, il est proposé dans un scénario, c’est à eux après, à aller chercher en eux des choses. Quand je vois qu’ils me font des propositions un peu qui dévient, je les invite à se recentrer sur quelque chose, donc c’était un peu le cas avec les enfants, et c’était un rôle de composition, ils sont dans la vie, très différents, et dans des milieux très différents de ces deux petits personnages, mais voilà ils ont réussi très vite à comprendre qui étaient Jimmy et Kévin, le petit frère, et donc à être après dans la peau des personnages assez aisément.

Mais est-ce qu’ils ont compris la drogue, la violence familiale…

Philippe Claudel : Oui, enfin écoutez, alors ils ont compris deux choses. Que c’était du cinéma, c’est-à-dire on joue à faire semblant. Mais ça, jouer à faire semblant quand on est enfant, c’est quelque chose de tout à fait familier. Quand on est devant un jeu vidéo, et c’était le cas pour ces deux enfants qui passaient leur week-end des heures devant un jeu vidéo où ils tuaient tout le monde, ils savent bien qu’ils ne tuent pas en vérité. Quand on joue au gendarme et au voleur, on sait bien qu’on n’est pas gendarme et voleur. Donc " jouer à " c’est quelque chose typique de l’enfance et très fréquent. La deuxième chose, c’est que ce sont des enfants qui vivent en 2014-2015, mes petits acteurs, ils sont confrontés à la violence, à la drogue, aux maltraitances, j’allais dire par médias interposés, ils regardent la télévision, ils écoutent la radio, dans un kiosque à journaux, ils vont voir des Unes de magazines, ils sont sur Internet, donc ils ne découvrent pas quelque chose, même s’ils ne le connaissent pas dans leur vie - et tant mieux pour eux, ce ne sont pas des petits Jimmy, des Kévin, ils en connaissent plein dans leur classe, et cette dure réalité d’enfant maltraité, de parents ou d’adultes qui s’adonnent à la drogue etc. ou qui boivent un peu trop, j’allais dire malheureusement ils connaissent.

Dans les personnages secondaires, on a aussi beaucoup de personnes lumineuses, justement. On a cette petite camarade de classe, on a la Mamy, on a le professeur, on sent même si le contexte est très dur il y a beaucoup de bienveillance. C’était pour rééquilibrer ?

Philippe Claudel : Il m’importait, oui, de montrer que... voilà l’univers ne se constitue pas seulement de noirceur et d’êtres qui tombent. Il y a aussi des hommes et des femmes qui sont là pour… qui sont pleins d’humanité et qui sont pleins d’empathie, mais qui ont en même temps une bienveillance qui a ses limites. C’est-à-dire que les personnages que vous citez, la grand-mère, le professeur, le vieux voisin, sont des gens qui pressentent ce que doit être la vie de Jimmy, qui en connaissent certains éléments, qui voient que c’est dur pour le gamin, qui voient un peu quels sont les adultes, mais en même temps, que peuvent-ils faire de plus qu’ils ne font ? C’était aussi une façon avec le professeur de montrer que l’école ne peut pas tout faire. Dans nos sociétés, on a tendance à vouloir que l’école résolve tous les problèmes. Non seulement elle doit éduquer, transmettre un savoir mais elle doit aussi parfois remplacer les parents, ou remplacer l’Etat, remplacer une assistante sociale, ou que sais-je encore. Non, cet instituteur, on voit qu’il est plein de bonne volonté, on voit qu’il a envie d’aider Jimmy mais il se trouve aussi confronté à un gamin qui ne se livre pas, qui ne veut pas ou n’ose pas dire un peu tout ce qu’il vit, parce que c’est vrai que c’est assez fréquent des enfants comme ça qui sont dans des milieux difficiles mais qui vont garder tout ça pour eux parce que même si la maman ou le papa est parfois violent par exemple, ça reste la maman ou le papa. Et donc, on ne va pas non plus le mettre en difficulté en disant, en dénonçant, donc ils sont souvent ces enfants-là à la fois victime et puis aussi gardiens du secret. Et même les mains tendues, parfois on ne les saisit pas.

Pour conclure, Philippe Claudel, qu’avez-vous envie que le spectateur ressente ou qu’il retienne après avoir vu votre film ?

Philippe Claudel : On ne sait jamais comment les spectateurs ressentent quelque chose. Vous savez ce qui m’a frappé dans les avant-premières que j’ai faites en France, c’est le degré d’émotion et d’interrogation, et ça, ça me touchait parce que j’avais envie justement que l’histoire de Jimmy vienne dans notre vie, et s’y installe un peu, dans l’espoir peut-être que nous autres soyons à l’avenir peut-être un peu plus attentifs pour des gamins comme ça, parce qu’ils sont quelque part indétectables. C’est ce que j’essaie de montrer dans le film, c’est-à-dire qu’on voit Jimmy, physiquement rien ne se lit sur lui. Ce n’est pas quelqu’un qui est en haillons, ce n’est pas quelqu’un qui est sous-alimenté, ce n’est pas quelqu’un qui est couvert de bleus. Sa souffrance ou sa vie difficile, elle ne se voit pas, il faut aller la lire un peu derrière les apparences. Donc ,voilà si le film très, très modestement pouvait… mais c’est un peu comme tout ce que je fais, nous faire nous intéresser un peu plus aux autres, je serais heureux.

Vous êtes un metteur en scène et un écrivain bienveillant.

Philippe Claudel : J’espère, oui. Le sarcasme et l’ironie ne m’intéressent pas. Je suis beaucoup plus porté par des valeurs disons humanistes. C’est ça qui m’intéresse.

La séquence de Tellement Ciné