L'interview de Martin Provost pour "Sage femme"

Martin Provost
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Martin Provost - © ODD ANDERSEN - AFP

"Sage femme" est un film magnifique ! Les deux Catherine sont littéralement en état de grâce, Deneuve trouve là l’un de ses meilleurs rôles sur ces dernières années et la carapace de Catherine Frot, toute en émotion contenue, qui se fêle doucement au fil du film, c’est d’une délicatesse folle… Beaucoup de tendresse, de justesse et d’humanité dans ce film à l’histoire toute simple mais qui ressemble à la vie. 

Rencontre avec le réalisateur de "Sage femme", Martin Provost.

Interview

Martin, je suis ravie de vous retrouver pour la sortie de votre nouveau film Sage-femme, un film qui m’a totalement bouleversée. Je n’ai rien lu sur la genèse du projet, donc est-ce l’adaptation d’un livre ou est-ce une histoire originale ? Quel est le point de départ ?

Martin Provost : Le point de départ, c’est une histoire qui m’est arrivée car j’ai été sauvé par une sage-femme à la naissance. Je ne devrais pas être en vie, finalement. Elle m’a donné son sang, enfin, c’est une histoire assez compliquée, mais l’une des scènes dans le film parle un peu de ce qui m’est arrivé. J’ai voulu rendre hommage à une profession absolument magnifique, le deuxième plus vieux métier du monde, comme on dit, et qui est souvent laissé dans l’ombre.

A partir de ce sujet, vous abordez plusieurs autres thèmes. L’un des thèmes m’a particulièrement touchée concerne les enfants de parents divorcés ou séparés. Vouliez-vous mettre en avant ce thème de la relation que l’on garde avec nos parents, nos ex ?

J’avais en tout cas envie de parler de la mémoire, de toutes les griffes du passé, comme je les appelle, qui sont en nous, qui nous retiennent en arrière et qui nous empêchent, soit d’être dans le présent, soit de concevoir l’avenir. Cette sage-femme, jouée par Catherine Frot, a beau être très sage, elle l’est finalement un peu trop car elle a une histoire douloureuse qui l’empêche de rencontrer les hommes en général. Cette histoire douloureuse est incarnée par Catherine Deneuve qui joue une femme totalement libre, complètement drôle et fantasque. Elle, justement, vit l’instant à pleins tubes. C’est donc tout l’inverse. Mon film, c’est un peu l’histoire de la cigale et la fourmi. Je trouve la fable de La Fontaine effrayante. J’avais envie de dire que dans la vie, tout était une question d’équilibre. Être à la fois un peu la cigale et un peu la fourmi, ce n’est pas mal non plus.

Parlez-nous d’Olivier Gourmet…

J’avais déjà tourné "Violette" avec lui et c’est, je pense, l’un des plus grands acteurs de sa génération. Il joue dans le film celui qui tombe amoureux de Catherine Frot et qui va, par sa patience et son amour tellement visible, la gagner peu à peu.

C’est la première fois que je vois Olivier Gourmet aussi lumineux et généreux car il joue souvent des rôles plus ténébreux. Ici, j’avais vraiment envie de l’aimer, j’avais envie d’avoir ce même regard sur elle…

Pour moi, il incarne l’amour et c’est cet objet d’amour que le personnage Claire, jouée par Catherine Frot, refuse au début, catégoriquement. Mais il fallait vraiment qu’il l’incarne pour que le spectateur soit tout de suite avec lui, qu’il se dise : " C’est évident qu’il va se passer quelque chose. " De toute façon, j’avais écrit ces rôles pour eux et dès que l’on s’est rencontrés, c’était évident qu’il allait se passer quelque chose. Je me demande d’ailleurs comment il ne s’est pas rien passé entre eux dans la vie parce qu’ils étaient vraiment faits l’un pour l’autre. Et ça marche. Un film c’est aussi les bons acteurs pour le bon film. Dans ce cas, j’avais écrit pour eux trois : Catherine Deneuve, Catherine Frot et Olivier Gourmet et les trois m’ont dit " oui ". C’est une grande chance.

Ils ont accepté les rôles tout de suite ?

Oui d’emblée, à la lecture du scénario, tout de suite.

C’est très ambitieux d’écrire un rôle pour Catherine Deneuve… 

Je me sentais comme un petit garçon. C’est très émouvant de travailler avec elle car elle est adorable et en même temps, c’est Catherine Deneuve, donc il y a quelque chose de presque irréel, comme si enfin, je rencontrais Peau d’âne. Le petit garçon en moi revenait à la surface, ce qui n’était pas toujours confortable pour moi. Cependant, nous avons eu une merveilleuse collaboration et une très belle rencontre.

Entre les deux Catherine aussi le courant est passé tout de suite ?

Oui, assez bien. Elles sont très différentes, donc c’était vraiment intéressant, on était au cœur du sujet. En effet, Catherine Frot est très bosseuse, très organisée alors que Catherine Deneuve, c’est complétement l’inverse. J’avais donc vraiment la cigale et la fourmi et ça a été un réel échange. J’ai vu, au fur et à mesure du travail, Catherine Frot s’ouvrir complétement, lâcher prise parce que Catherine Deneuve apporte quelque chose de tellement fort et elle a une telle expérience que le contrôle habituel, même pour moi, était remis en question. Et je pense que tout cela a donné beaucoup au film.

On sent que Catherine Deneuve s’est beaucoup amusée…

Beaucoup ! Mais le rôle est drôle, c’est un personnage formidable qui m’a été inspiré par plusieurs personnes que je connais. C’est une femme qui bouffe la vie dans tous les sens, qui joue, qui a tous les défauts, qui fume, qui boit, qui aime la viande alors que l’autre, elle mange du riz complet, elle est extrêmement rigoureuse, ça ne rigole pas. Cela dit, elle a un travail aussi qui l’empêche de jouir de la vie même si elle est aux racines de la vie puisque c’est elle qui sort les bébés, qui les fait naître. C’est elle aussi qui va, sans en dire trop, être capable, dans ce qui arrive à Deneuve, de l’accompagner car c’est un peu la même chose : ouvrir les portes de la vie pour une sage-femme, c’est aussi ouvrir les portes de la mort pour quelqu’un qui va mourir.

Cependant, vous ne faites pas de cette échéance de la mort l’enjeu principal du film…

Non car je ne vois pas la mort comme une chose grave dans ma vie. J’y ai souvent été confronté, j’ai moi-même failli mourir à ma naissance. J’en ai peur, bien sûr, mais je ne vois pas cela comme une chose grave mais plutôt comme un aboutissement de quelque chose. Je me dis que le voyage ne s’arrête pas là et que je serais très curieux de voir ce qu’il y a de l’autre côté. Peut-être n’y aura-t-il rien mais je cours le risque.

Dans votre scénario, il y a plein de petits éléments extrêmement subtils comme le petit jardin, le garçon qui veut devenir sage-femme… Cependant, ce n’est jamais lourd, tout semble couler de source. Avez-vous travaillé longtemps sur ce scénario pour savoir jusqu’où aller ? 

Non justement, je n’ai pas travaillé longtemps sur ce scénario. De nos jours, on fait tellement travailler nos scénarios… J’ai eu la chance de rencontrer Olivier Delbosc, le producteur du film. Son père était obstétricien et on s’est rencontrés dans un hôtel au festival de Prague. On s’est mis à parler, je lui ai raconté cette histoire qui m’était arrivée en disant que j’avais envie d’en faire un film et il m’a dit : " Martin, on y va ! Mon père était obstétricien, j’ai été élevé par des sages-femmes ". Après, cela dépend des films mais ça s’est assez vite mis en place et j’ai travaillé seul. J’avais envie d’un film léger, au sens noble du terme, qui célèbre autant la vie que la mort, qui ne soit jamais pesant, et je voulais parler de tout cela sans oublier ce que l’épreuve m’a apprise.

Portrait de femmes, toujours…

Oui, malgré moi peut-être, mais en tout cas, chaque fois j’y retourne. C’est presque de l’ordre du destin.

Pourtant, les femmes sont peu présentes au cinéma, dans l’absolu, dans la masse de productions. Elles jouent plutôt le rôle de la petite amie, de la femme plutôt que celui de l’héroïne…

A chaque fois qu’on me pose cette question, je suis surpris car c’est une question que l’on ne devrait même pas poser. On ne demande jamais pourquoi on a fait un film avec un homme mais quand on fait un film avec une femme, on pose la question. Je trouve cela incroyable et ça veut bien dire que, dans notre société, on est loin de la parité. En tout cas, intérieurement, on n’y est pas.

Mais c’est peut-être votre regard si juste sur la femme qui est assez étonnant pour un homme…

Je pense que j’ai une grande part féminine en moi, donc je suis tout à fait à l’aise avec ça, et c’est cette part-là qui est créatrice. Tous les hommes ont la même chose : moitié homme, moitié femme. Après, c’est plus ou moins développé, plus ou moins compris et analysé. Je suis très simple avec cela, je me sens très en adéquation avec les femmes mais je suis aussi en adéquation avec les hommes. Il n’y a qu’à voir Olivier Gourmet dans mon film. Je pense d’ailleurs que j’éclaire chez lui quelque chose de féminin, justement.

Oui, c’est vrai. La douceur par exemple.

Une grande douceur et une grande tendresse.

La générosité aussi. Je trouve que chaque personnage est très différent les uns des autres. J’ai pris ce film comme une ode à la générosité et à la bienveillance.

Oui, car la vie est généreuse, si on sait le voir. La nature est généreuse, on la pille, on la maltraite mais elle est très généreuse avec nous. Je voulais aussi montrer ce monde qui bascule. Quand le garçon se baigne dans ce potager au bord de la Seine, ça se passe à Mantes-la-Jolie, dans la banlieue de Paris où je vis, mais on voit derrière lui Porcheville, les usines qui gagnent partout dans cette nature qui est très belle en même temps. La nature est d’une immense générosité mais nous sommes en train de la détruire. De fait, qu’est-ce que la générosité ?

Vous avez tourné en Belgique aussi…

Oui à Liège, toute la partie naissance car je voulais absolument filmer de vraies naissances et je voulais que Catherine Frot soit une vraie sage-femme donc elle a suivi une formation. En France, on ne peut pas tourner avec des bébés de moins de trois mois. C’était exclu, je n’aurais jamais fait le film si j’avais dû avoir des bébés de trois mois car, dans les films, je trouve cela épouvantable. On voit d’un seul coup un bébé bien joufflu, tout juste peigné avec un peu de maquillage sur les joues. Je trouvais cela atroce. Le point de départ était donc de vivre une expérience réelle avec des naissances. Ce fut donc un très long cheminement car j’ai rencontré beaucoup de femmes à Liège qui venaient de tomber enceinte. On s’y est donc pris longtemps à l’avance. On a eu de très belles rencontres et beaucoup de chance car on a tourné en trois jours six naissances, dont celle qui ouvre le film. Cette femme a d’ailleurs refusé la péridurale et c’est Catherine Frot, après avoir suivi une formation, qui l’accouche.

J’en ai des frissons rien que d’en parler…

Moi aussi ! On n’y croyait pas mais quand on a vu le premier bébé arriver… c’est incroyable.

Et logistiquement, comment ça se passe ? J’imagine qu’on n’a pas spécialement envie d’avoir toute une équipe technique à notre accouchement…

Tout a été fait de très belle façon. En effet, toutes ces femmes qui voulaient accoucher avec nous avaient envie de le faire car on s’était rencontrés. Il n’y avait aucun voyeurisme, aucun désir de manipulation de notre part. C’était vivre une expérience ensemble et permettre aux parents d’avoir de belles images de la naissance. C’est ça qu’on offrait. Yves Cape, le chef opérateur, filmait la naissance, et puis on faisait un petit film à chacun comme souvenir. Et ça s’est merveilleusement bien passé car tout s’est passé très simplement, sans histoire. Il y avait le chef opérateur, le perchman avec la maman et le papa, Catherine Frot bien évidemment, sans oublier une sage-femme et un médecin. On était dans le couloir et on pleurait à chaudes larmes tellement c’est bouleversant. Et puis, je revivais ma naissance, c’était une évidence, à chaque fois. Tout le personnel médical des deux hôpitaux où on a tourné, Sainte Elisabeth, la Citadelle et Rocourt ont été exceptionnels. On a été accueillis vraiment à bras ouverts.

Une belle terre de tournage la Belgique…

Oui, il y a beaucoup de liberté.

Je voulais parler du look de Catherine Deneuve. A quel point êtes-vous précis dans votre direction avec vos collaborateurs artistiques, au niveau des costumes notamment ? Finalement, elle pourrait très bien s’habiller comme cela…

Oui un peu. Tout cela est très important pour Catherine Deneuve, les costumes mais aussi les décors. Souvent elle me disait : " Mais ça, Martin, c’est bizarre. Elle ne peut pas avoir des draps marrons, la sage-femme ", et elle avait raison. C’est une femme extrêmement intelligente, elle est très observatrice avec un vrai sens du détail. Et pour les costumes, c’était la même chose. Elle a rencontré Bethsabée Dreyfus qui a fait les costumes et elles se sont merveilleusement bien entendues. Bethsabée a chiné car il fallait que cette femme soit en bout de course avec son sac, son manteau en cuir. Elle hante les salles de jeux un peu douteuses du coté de Barbès la nuit pour gagner du fric, pour se donner l’illusion encore d’avoir la grande vie. Tout ça, Catherine Deneuve y a participé pleinement car elle est très active. Ce n’est pas une potiche, c’est tout l’inverse.

Un instrument réglé parfaitement…

C’est une merveille.

Dans certaines scènes, on voit un changement dans le visage, dans les yeux presque instantané et très fort… 

Ça venait aussi et j’insiste vraiment là-dessus, d’un échange entre elles. Catherine Frot est à un tel niveau quand elle porte sur elle toute cette frustration, toute cette colère quand elle retrouve cette femme qu’elle a adoré et qu’elle hait. C’est vraiment le fil du film de savoir comment elle va se sortir de cette haine car on a tous adoré quelqu’un qu’on finit par haïr. On ne peut pas être libre de la haine, ce n’est pas possible : la haine vous enferme et vous pourrit la vie. Voir tout le trajet de Catherine Frot qui se libère, qui devient petit à petit lumineuse et aimante puis qui rencontre Olivier Gourmet en plus, ça me fascine.

Avez-vous été surpris au montage de voir des subtilités que vous n’aviez pas captées au tournage ?

C’est tout le travail du montage. Je travaille beaucoup en amont, je savais exactement tout ce que je voulais, j’avais tout préparé. Mais j’ai été obligé de lâcher car elles étaient tellement extraordinaires toutes les deux qu’il fallait absolument que je m’adapte. Et en effet, il y a des choses qui sont venues et que j’ai laissées faire. Je ne travaillais pas comme ça dans les autres films. De fait, au montage, j’ai eu beaucoup plus de matière. De plus, ce n’est pas un film d’époque. J’ai fait des films d’époque et ils sont beaucoup plus complexes. Avec ce genre de films, on nous accuse souvent de classicisme mais c’est très contraignant, il n’y a pas de liberté. Il faut que tout soit vraiment millimétré. Là, c’était une bouffée d’oxygène et je me suis beaucoup amusé.

Malgré la pression de ce duo grandiose…

C’était une pression mais positive. C’était une pression qui me tirait vers le haut et le résultat est là donc dans ce cas-là, la pression a du bon.

Que voulez-vous que le spectateur garde du film ? Qu’espérez-vous qu’il provoque chez lui ?

Déjà de considérer vraiment toutes ces sages-femmes, toute cette profession comme étant une profession à laquelle on doit vraiment faire attention. Le séjour des femmes dans les maternités est de plus en plus court, le monde change. Mon film est une fable : à la fin avec Audrey Dana qui joue la DRH de cet hôpital immense où il y a 5 000 naissances, je raconte un peu le monde de demain. Si tout le monde pouvait un peu se réveiller en se disant qu’il faut faire attention, qu’il faut soutenir ces femmes, que c’est notre départ dans la vie… On ne peut pas le brader, on n’en a pas le droit. Même si la technique a fait des progrès immenses, ces gestes-là sont fondamentaux et forment une vie, de même que les gestes de la vieillesse quand quelqu’un va mourir. Si l’on n’est pas là, c’est atroce. On n’a pas le droit de laisser quelqu’un mourir seul comme on ne peut pas laisser un bébé venir au monde tout seul. Si, tout le monde réfléchit déjà à cela, j’aurai gagné mon pari.

On parle aussi du masculinisation du métier, notamment avec le fils de Catherine Frot qui veut se lancer là-dedans. Que vouliez-vous dire avec ce personnage ? 

Que le monde change. Quentin Dolmaire, qui joue le fils de Catherine Frot, fait médecine, fait des études, c’est un très bon élève mais du jour au lendemain, il se dit : " Non, je me trompe, je veux devenir sage-femme. " Le terme " sage-femme " ne veut même plus rien dire. J’ai rencontré beaucoup d’hommes qui veulent être sage-femme et c’est vraiment un phénomène de société. Je n’en tire pas de conclusion, mais c’est intéressant de voir cela. Le terme va d’ailleurs changer, à cause de cela. On ne va plus habiller les femmes en rose car aujourd’hui des hommes veulent faire ce métier. Ça me fait toujours penser à Rilke dans Lettres d’un jeune poète qui disait que le 20e siècle verra les hommes mais surtout les femmes changer car ce changement viendra d’elles. Et c’est un peu ce qui se passe car il disait que " les femmes vont prendre les influences déformantes de l’autre sexe ", si je me souviens bien. J’ai l’impression qu’on est passé, au 21e siècle, à quelque chose d’autre qui est en train de naître. C’est donc chaotique et je ne dis pas que tout va être rose, mais je crois que les hommes sont en train d’intégrer leur féminité et que peut-être, nous allons vers un monde meilleur.

Vous êtes très optimiste…

Non, j’espère être clairvoyant. C’est difficile, ça ne se passe jamais facilement mais je pense que la vie ne va pas s’arrêter à nous.

Dernière question : Serge Reggiani ?

C’est ma jeunesse… Il y a, c’est vrai, un fond de Serge Reggiani. " Ma liberté, longtemps je t’ai gardée, comme une perle rare " : c’est vraiment le personnage de Catherine Deneuve. C’est la musique qu’elle écoutait avec cet homme qu’elle a aimé et qui est le père de la sage-femme. Il y a donc cette espèce de nostalgie qui est une chose magnifique. Aujourd’hui, on la fiche un peu au panier mais moi, je trouve que c’est une chose magnifique. Je suis nostalgique et je trouve cela très bien. Ce n’est pas pour autant que le monde de demain ne m’intéresse pas mais je vis avec cette nostalgie qui fait ce que je suis. Ça fait faire des films.

Et de très beaux films..

Merci beaucoup…

Merci Martin Provost, j’espère que vous viendrez en Belgique…

J’y compte bien ! Je vais venir présenter le film avec toutes les sages-femmes qui nous ont aidés.

À Liège. Je pense qu’une belle soirée s’annonce.