L'interview d'Alexander Skarsgard et Margot Robbie pour La légende de Tarzan

Hugues Dayez a rencontré à Londres Alexander Skarsgard, et Margot Robbie, les acteurs principaux de la nouvelle version de Tarzan qui sort en salles cette semaine.

Hugues Dayez : Tarzan et Jane, sont plus que des personnages, ce sont des figures iconiques, de la culture populaire, Comment poser un regard frais dessus, faire du neuf avec ce couple ?

Alexander Skarsgard : c’est une histoire qui n’a plus été racontée depuis 30 ans, je pense que le dernier film des aventures de Tarzan a été " Greystoke " en 1984. Donc, le temps a passé et l’histoire qui est racontée est très différente de l’histoire de Edgar Rice Burroughs qui a inspiré les autres films de Tarzan. Ça commence à Londres, où ils ont vécu depuis près de 10 ans, donc, la manière dont on présente les personnages est assez surprenante, en tout cas pour moi quand j’ai lu le scénario. J’aime l’idée que ce Tarzan, qui représente l’animal en nous tous, le côté le plus primal en nous, soit tout sauf ça, au début du film. Il est plutôt un Lord sophistiqué, et c’est surprenant et assez amusant. Et puis, ils sont ramenés au Congo, dans la jungle où il est né et a été élevé, là où l’aventure va démarrer, mais c’est un départ assez différent de l’histoire classique.

Margot, le film essaie d’éviter les clichés dans la présentation de la relation entre Tarzan et Jane...

Margot Robbie: je pense que si on trouve la vérité dans une intention, ou une situation, ou une réaction, ça marche... Montrer une version plus réaliste de leur relation, ou une version plus réaliste de Jane aussi, leur donne plus de crédibilité. Et montrer les défauts des personnages permet aussi de s’identifier à eux. J’aime bien ça, c’est une version avec beaucoup plus de facettes, dans les personnages et leur relation.

Avec les miracles de l’image de synthèse, et du motion capture, nous sommes de retour en studio pour un film de ce genre, c’est l’illusion d’une aventure héroïque, mais pour les acteurs, comment ressentez-vous l’aventure, l’atmosphère africaine, dans ce contexte... Est-ce que c’est plus difficile ?

Margot Robbie : pas avec le plateau que nous avions, c’était un plateau épique.. tout était là, on pouvait tout toucher, c’était énorme, et je ressentais le côté épique de l’aventure..

Alexander Skarsgard : je n’ai jamais vu un plateau aussi grand ! en ce qui concerne les animaux créés en images de synthèse, vous devez faire des recherches, et étudier par vous-mêmes, parce que face à vous, c’est soit un cascadeur en pyjama gris ou bien ça n’est même pas ça, c’est juste une balle de tennis, .. mais on le savait, et donc, on a regardé des documentaires animaliers sur la vie sauvage, sur les grands singes, pour quelqu’un qui a été élevé par des singes.. J’ai aussi eu l’opportunité de visiter un endroit en Californie où vous pouvez voir des fauves, des lions, des panthères, des léopards, .. et Margot et moi sommes allés dans un sanctuaire réservés aux gorilles, dans le Kent, pour passer une journée avec des gorilles.. on essaie de se rappeler les interactions, et c’était incroyable d’être aussi proche d’un gorille silverback (dominant) et on amène ça sur le plateau et on filme avec un type en pijama gris ou simplement une balle de tennis, tout en se rappelant comme la sensation avait été étonnante..

 

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