L'acteur argentin Nahuel Perez Biscayart sacré meilleur espoir masculin aux César

L'acteur argentin Nahuel Perez Biscayart, grand favori, a été distingué vendredi par le prix du meilleur espoir masculin aux César pour son rôle de militant d'Act Up séropositif dans "120 battements par minute" de Robin Campillo.

En recevant son César, le comédien de 31 ans a dédié son prix à l'association de lutte contre le sida Act Up et "à tous ceux et celles qui mènent des combats aujourd'hui, qui ne reçoivent pas de prix, qui ne sont pas reconnus pour leurs luttes".

"Par exemple, en Argentine en ce moment, les femmes se battent pour que l'avortement soit enfin légal", a-t-il ajouté.

Encore inconnu il y a un an, Nahuel Pérez Biscayart a explosé à l'écran grâce à son rôle dans "120 battements par minute", Grand prix au dernier Festival de Cannes.

Les spectateurs l'ont, depuis, revu dans "Au revoir là-haut" d'Albert Dupontel, adaptation du Prix Goncourt Pierre Lemaitre et autre film favori pour les César, où il joue un poilu défiguré arborant des masques.

Physique fluet et grands yeux clairs, Nahuel a débuté à l'âge de 14 ans à Buenos Aires, où il est né. Il a commencé dans le cinéma français avec Benoît Jacquot en incarnant un vagabond dans "Au fond des bois" en 2010. Pour le rôle, il apprend à parler un patois inconnu et en profite pour se mettre au français.

En 2014, la critique salue son interprétation dans le film belge "Je suis à toi" de David Lambert. Il apparaît également dans "Grand Central" de Rebecca Zlotowski. Junky, vagabond, apprenti boulanger ou travesti, ses rôles sont marqués par un grand éclectisme.

Depuis le succès cannois, l'acteur a fait le tour de la planète pour assurer la promotion du film.

La suite, il l'imagine là où le vent le portera. "Cela peut être en Corée, en Roumanie, en Russie, au Congo...", avait confié récemment à l'AFP celui qui lit à la fois des scénarios français, mexicains, brésiliens et argentins.