Jude Law et d'autres acteurs dans la "Jungle" de Calais pour soutenir les migrants

Jude Law à Calais pour soutenir les migrants
Jude Law à Calais pour soutenir les migrants - © PHILIPPE HUGUEN - AFP

La star de cinéma Jude Law et d'autres comédiens britanniques sont venus dimanche dans un théâtre informel de la "Jungle" de Calais lire devant quelque 200 migrants des textes de réfugiés afin d'alerter l'opinion britannique sur le sort des mineurs isolés.

L'opération se voulait le prolongement de la lettre ouverte envoyée récemment à David Cameron et signée par cent personnalités britanniques dont Idriss Elba et Benedict Cumberbatch. Cette lettre demandait notamment au Premier ministre d'accueillir les mineurs isolés vivant à Calais et ayant de la famille au Royaume-Uni.

Jude Law, qui a joué dans "A.I.", "Sherlock Holmes" ou encore "The Grand Budapest Hotel", est arrivé peu après midi dans la "Jungle" où 3.700 migrants, selon les chiffres des autorités françaises, vivent dans la précarité.

Vêtu d'un bonnet, d'une épaisse veste et de bottines vite recouvertes de boue, le célèbre acteur a traversé à pied le camp détrempé par les intempéries pour se diriger vers le dôme du Good Chance Theatre, créé par des bénévoles anglais, a constaté un photographe de l'AFP. Devant un public de près de 200 migrants, Jude Law et d'autres comédiens britanniques, dont Tom Odell et Tom Stoppard, ont lu chacun leur tour des lettres de migrants présents dans la "Jungle", accompagnés par de la musique traditionnelle afghane notamment.

Le spectacle, qui était traduit en direct en arabe, kurde, pachtoune et farsi par des membres d'associations, a été salué par des applaudissements nourris. Mi-janvier, le procès de Robert Lawrie, un ex-soldat britannique qui, bouleversé par la crise des migrants, avait tenté de faire traverser la Manche clandestinement à une fillette afghane, avait connu un important retentissement médiatique en Grande-Bretagne.

L'opération de dimanche survient dans un contexte tendu. Le gouvernement français souhaite voir entre 1.000 et 2.000 migrants, selon les sources, quitter la partie sud du bidonville, une décision contestée devant la justice par une dizaine d'associations.


Belga