"Jonas" remonte le passé d'un traumatisme

Diffusé et co-produit par Arte, le très bon téléfilm a été récompensé au Festival de la fiction TV de La Rochelle 2018.

 

Jonas a 15 ans et vit une adolescence ordinaire entre l’école et ses premiers émois. Doux et discret, il est attiré par le nouvel élève de sa classe, Nathan qui possède un caractère aux antipodes du sien. Les deux garçons vivent une courte romance entre cigarettes et film de Gregg Araki jusqu’à ce qu’un évènement les sépare. A 33 ans, Jonas n’est toujours pas remis de la disparition de son premier amour. Le jour, il travaille dans un hôpital où tout le monde l’apprécie et la nuit il fréquente les clubs gays en recherche d’amants d’un soir. En couple, il trompe perpétuellement son petit ami et se trouve très tourmenté. Rongé par la culpabilité, Jonas semble en recherche de quelque chose. En parallèle de sa double vie, il espionne le frère de Nathan, Léo, et tente ainsi de se rapprocher de son passé et de la vérité.

 

Le premier film de Christophe Charrier est un drame saisissant sur le traumatisme et la culpabilité. Pour le premier rôle, il a choisi le superbe comédien Félix Maritaud, déjà vu dans 120 Battements par Minute et Sauvage, qui défend de façon sensible et juste cet homme troublé et blessé. “Jonas” est un long métrage habile qui dévoile au fil du temps l’origine du traumatisme. Le film est ponctué de moments présents et de flash backs pour nous amener sur la piste des évènements et reconstruire, avec le personnage principal, le soir de la disparition de Nathan et les conséquences sur la vie de Jonas. Un premier film remarquable pour un tout nouveau réalisateur à suivre, qui a commencé comme assistant de production et qui se révèle désormais comme un cinéaste de talent.

 

 

Regarder “Jonas” (2018) de Christophe Charrier sur le site web d’Arte ou ci-dessous :