J'espère que "Demain" sera un outil pour libérer la créativité américaine (Cyril Dion)

Le documentaire "Demain", qui met en lumière des initiatives positives dans les domaines de l'énergie, de l'agriculture, de l'enseignement ou de la participation citoyenne notamment, sort dans quelques jours aux Etats-Unis, dernier pays d'un parcours qui est passé par 27 Etats et a été couronné d'un César. "J'espère que 'Demain' sera un outil pour libérer la créativité des Américains", a expliqué mercredi son réalisateur Cyril Dion à l'Agence Belga.

Le film, en partie financé par crowdfunding, est sorti dans les salles en décembre 2015 et a suscité un engouement depuis lors, amenant "Demain" à être projeté dans 27 pays différents. Dernier marché à aborder, et non des moindres: les Etats-Unis, où des avant-premières seront organisées dès le 14 avril en Californie.

"Ce n'est pas forcément évident, parce que les Etats-Unis attendent d'un film qu'il ait un potentiel commercial fort", souligne Cyril Dion. "Mais paradoxalement, l'élection de Donald Trump à la tête du pays a aidé, car on a vu une remobilisation de toute une série d'acteurs écologistes."

Plusieurs décisions prises par le nouveau président américain sont en effet "des attaques frontales" envers les associations environnementales et les populations indiennes, par exemple avec la construction d'un oléoduc traversant une réserve sioux dans le Dakota du Nord.

"J'espère que 'Demain' sera un outil pour permettre de libérer la créativité des Américains, que le film montrera que l'écologie n'est pas une écologie punitive, et qu'il accrochera l'enthousiasme", conclut le réalisateur, qui était à Bruxelles pour participer au Forum des parties prenantes au Corps européen de solidarité.


Belga