Israël inspire toujours la télévision américaine

La prestigieuse chaîne HBO met en chantier une version américaine de "Nevelot", une mini-série israélienne qui évoque le sort de deux anciens soldats, a annoncé Happy Madison, structure qui appartient à Sony TV.

Pour les États-Unis, "Nevelot" deviendra "Bastards" et ses héros, des membres du Palmach (entité paramilitaire juive en Palestine créée pendant la Seconde Guerre mondiale), se transformeront en deux vétérans du Vietnam évoluant à Miami. Ces derniers chercheront à se venger d'une société qui se montre indifférente à leur sort et qui a gâché leur jeunesse.

Pour mettre sur pied ce projet, HBO a fait appel à Alan Poul, déjà présent sur d'autres séries de la chaîne, dont "Six Feet Under" et The Newsroom". Plus habitué aux pièces de théâtre, Branden Jacobs Jenkins signera le scénario de ce thriller aux intonations comiques.

 

Israël, "la terre promise des séries TV"

Depuis une petite dizaine d'années, les séries télévisées israéliennes voyagent à travers le monde. Séduits pour leur liberté, leur audace et leur innovation, plusieurs pays les diffusent ou les adaptent. HBO s'est déjà tourné vers ce pays, surnommé "la terre promise des séries TV", pour mettre à l'antenne en 2008 "In Treatment", basé sur "Be'tipul".

Showtime a suivi le mouvement avec "Homeland", dérivé américain de "Hatufim", avec Claire Danes. Moins réussi, "Hostages" a tenté sa chance sur CBS en 2013 avec Toni Collette et Dylan McDermott dans les premiers rôles.

En France, les productions israéliennes sont désormais diffusées dans leur version originale. "Hatufim" a par exemple était programmé tel quel sur Arte au printemps 2013. L'année prochaine, Canal+ fera de même avec "False Flag", un thriller d'espionnage récompensé cette année à Séries Mania à Paris. L'histoire se focalise sur cinq citoyens suspectés d'avoir enlevé un homme politique iranien à Moscou.