Ian McKellen apporte une nouvelle interprétation de Sherlock Holmes

Depuis 1900, pas loin de 300 adaptations cinématographiques et télévisées de "Sherlock Holmes" ont été recensées. La dernière en date, signée par Bill Condon ("Le Cinquième pouvoir", "Twilight"), a pris le parti de montrer le limier londonien à l'âge de 93 ans avec une mémoire défaillante. Retiré dans une bourgade du Sussex avec une gouvernante et son fils, Sherlock Holmes est rattrapé par une enquête difficile restée irrésolue pendant plus de cinquante ans.

Avant Ian McKellen, connu pour son rôle de Gandalf dans les trilogies "Le Seigneur des anneaux" et "Le Hobbit", plusieurs acteurs ont incarné ce personnage de littérature né à la fin du XIXe siècle sous la plume de Sir Arthur Conan Doyle.

Dans les années 40, le Britannique Basil Rathborne a campé le résident de Baker Street dans quatorze films. Son Sherlock Holmes, gentleman, humain et charmant, est surtout connu pour avoir donné naissance à "Elementaire, mon cher Watson", réplique absente des romans de Conan Doyle.

Quarante ans plus tard, Jeremy Brett se fait remarquer dans une série anglaise qui durera dix ans. Son interprétation se montre plus fidèle à l'image du personnage initial, ce qui lui vaudra de devenir le "Sherlock Holmes définitif".

Robert Downey Jr et Benedict Cumberbatch, des Sherlock Holmes plus modernes

En 2009, le détective se dynamise et se muscle sous les traits de Robert Downey Jr. Dirigé par Guy Ritchie, l'acteur américain redevient la coqueluche d'Hollywood grâce à son interprétation malicieuse et plus moderne. Privé de son apparat classique, dont sa pipe, ce Sherlock Holmes est plus un homme d'action que de réflexion, se rapprochant davantage de James Bond.

L'année suivante, la BBC décide d'ancrer le personnage dans le monde actuel dans sa nouvelle série "Sherlock". Benedict Cumberbatch devient une véritable star avec ce personnage, qui n'hésite pas à utiliser les technologies modernes pour avancer dans ses enquêtes. Le limier conserve en outre son humour et son élégance "so British".

Jonny Lee Miller conserve cet aspect contemporain dans "Elementary", série lancée en 2012 sur la chaîne américaine CBS. Sherlock Holmes dévoile ici une facette sombre de sa personnalité : son addiction à la drogue. Après une cure de désintoxication, le héros a quitté son Londres natal pour s'installer à New York.

 

AFP Relax News