Graines de cinéastes, le festival qui met en lumière les réalisatrices

Les premiers et deuxièmes films de réalisatrices sont mis à l'honneur dans ce festival en ligne.

L'information est connue, mais mérite d'être répétée : le nombre de femmes derrière la caméra est considérablement moindre que celui des hommes, à Hollywood comme en Belgique. En 2009, le festival Elles Tournent avait mené une étude particulièrement frappante sur la place des réalisatrices dans le cinéma belge, faisant état d'un vrai déséquilibre.

C'est justement pour inverser cette tendance que le festival a été créé. Depuis son lancement en 2008, Elles tournent cherche à “promouvoir et valoriser le travail des femmes dans le monde artistique et culturel en général et tout particulièrement le secteur audiovisuel”. Chaque année, le festival propose des projections, des débats, des conférences et bien d'autres activités. Dernier projet en date de l'ASBL : Graines de cinéastes, un festival inédit qui se focalise sur les œuvres de réalisatrices qui en sont à leur premier ou à leur deuxième film.

Le festival commence ce vendredi 7 mai avec la projection en ligne de 10 courts-métrages, suivi d'une séance de questions-réponses avec les réalisatrices des films diffusés. Une double séance du même genre sera organisée le lendemain, dans la soirée, avec 9 autres courts-métrages. Les films projetés en live, ainsi que 15 autres films, seront ensuite visibles sur la plateforme de streaming Sooner, du 9 au 16 mai. Parmi les films sélectionnés on retrouve notamment le court-métrage de fiction de Marie McCourt “I was still there when you left me”, qui a reçu un prix étudiant aux Oscars 2020. Une part importante de la programmation est dédiée au cinéma d'animation et aux documentaires.

Notons également que deux tables rondes auront lieu dans la journée du 8 mai. La première portera sur l'impact du mouvement #MeToo dans l’audiovisuel belge francophone, et tentera de proposer des solutions. La deuxième sera plus générale : il s'agit d'un “état de santé” de l'audiovisuel francophone, dans lequel seront évoqués des questions de genre, mais aussi l'impact de la crise sanitaire sur le secteur.

 

Le programme du festival