Films d'horreur : savez-vous parler "le gore"?

Les "slashers" sont les films d'horreur dont le tueur est armé d'instruments tranchants pour taillader ("to slash" en anglais) ses victimes
Les "slashers" sont les films d'horreur dont le tueur est armé d'instruments tranchants pour taillader ("to slash" en anglais) ses victimes - © ©BPTU/Shutterstock.com

Les vrais amateurs de films d'horreur se reconnaissent d'abord à leur vocabulaire, très particulier. Voici un florilège du parler "gore" pour les non-initiés :

- "Boogeyman": désigne le tueur du film. "Boogeyman" signifie "croquemitaine" en français, une appellation un poil débonnaire pour qualifier celui qui s'apprête à zigouiller par les pires moyens toute une brochette de jeunes gens. Et faire frémir de terreur ceux qui sont assis dans la salle de cinéma. Mention spéciale: difficile de choisir mais l'un des plus connus est sans doute Freddy Krueger dans "Les Griffes de la nuit" (1984).

- "Scream queen" (la reine des hurlements): désigne l'héroïne, celle qui arrive (plus ou moins) entière à la fin du film après avoir assisté impuissante au massacre de ses camarades par des monstres/zombies/araignées géantes/tueur(s) masqué(s)... Ses cris constituent l'élément principal de la bande sonore. Mention spéciale: Sally Hardesty dans "Massacre à la tronçonneuse" (1974).

- "Slashers": désigne les films d'horreur dont le tueur est armé d'instruments tranchants (armes blanches, scie, tronçonneuse...) pour taillader ("to slash" en anglais) ses victimes. Mention spéciale: là encore, "Massacre à la tronçonneuse", considéré comme le premier "slasher". "Scream" (1996) de Wes Craven, qui joue avec les codes, est qualifié de "slasher parodique".

- "Found footage": ces films se présentent comme des enregistrements vidéo authentiques filmés par des protagonistes disparus dans des circonstances - bien évidemment - atroces et révélées au spectateur au fur et à mesure de l'avancée de la pellicule. Mention spéciale: "Le projet Blair Witch" (1999). Il n'est pas l'inventeur du genre mais son immense succès a popularisé le procédé.

- Films de "filles aux cheveux sales": désigne, avec un soupçon d'ironie, la série de films d'horreur asiatiques, japonais et sud-coréens notamment, qui ont fait les beaux jours des fans dans les années 2000. La figure d'épouvante est un fantôme, qui apparaît souvent sous les traits d'une femme au visage caché par de longs cheveux bruns, longs... et sales. Mention spéciale: "Ring" (1998 pour la version originale, japonaise)

 

AFP Relax News