En cinq ans, Wallimage Coproductions a soutenu 134 œuvres cinématographiques

En cinq ans, Wallimage Coproductions a soutenu 134 oeuvres cinématographiques
En cinq ans, Wallimage Coproductions a soutenu 134 oeuvres cinématographiques - © iRTBF

Wallimage Coproductions a signé 134 conventions pour apporter son soutien financier à des œuvres cinématographiques, dont 43 sont en attente de justificatifs, depuis le 1er janvier 2009. Les investissements consentis par Wallimage sont passés de 3,5 millions d'euros en 2009 à 5,2 millions en 2013, a indiqué lundi le fonds économique wallon lors d'une conférence de presse.

Pour tous les dossiers clos, à savoir 91, Wallimage Coproductions a investi 16,4 millions d'euros en cinq ans, pour plus de 66,5 millions d'euros de retombées économiques avérées en Wallonie, soit un effet de levier de 400%. Les retombées supplémentaires pour les 43 œuvres en attente de justificatifs ont été évaluées à 35 millions d'euros, des chiffres certifiés par les analystes de l'entreprise d'audit indépendante EY, en vue de "sortir des résultats autoproclamés", souligne le directeur de Wallimage.

"Le gouvernement wallon a délégué à Wallimage la mission de générer un effet structurant sur l'industrie naissante de l'audiovisuel en région. Mission accomplie", s'est félicité Philippe Reynaert.

Le meilleur ratio de retombées économiques sur investissement est décerné à "Largo Winch II" avec 100.000 euros investis pour 2,06 millions de retombées en Wallonie, soit un ratio de 20,6. Suivent la saison 2 de "A tort ou à raison" (avec un ratio de 19,3), "Bob et Bobette, les diables du Texas" (13,8) ou encore "Les tribulations d'une caissière" (13,3). En moyenne, les projets soutenus ont généré 4 euros de retombées économiques pour un euro investi.

Le secteur du tournage (41%) est celui qui génère le plus de dépenses, après les frais de fabrication et de post-production (33%). Le poste "tournage" s'élève ainsi à 27 millions d'euros pour les 91 films achevés, soit 13 millions dans le personnel, 10 dans les locations (incluant les lieux de tournage) et 4 dans les décors.

Enfin, les films belges ont vu Wallimage investir à hauteur de 6,9 millions d'euros contre 9,5 pour les films internationaux, pour des retombées économiques respectives de 27,6 et 38,9 millions.

Wallimage ne finance que des projets pour lesquels des retombées économiques sont prévues en Wallonie. Parmi les projets qu'elle reçoit, le fonds wallon soutient en moyenne un tiers des œuvres. Aucune obligation de visibilité n'est requise par Wallimage, la production devant juste s'engager à réaliser des dépenses dans la Région au niveau du tournage ou de la post-production.

Par ailleurs, la filiale Entreprises de Wallimage compte actuellement 29 sociétés actives dans le secteur cinématographique (66%) et les techniques audiovisuelles ainsi que deux pôles de compétences et deux agences digitales. Au total, plus de dix millions d'euros ont été engagés dans pas moins de 43 sociétés audiovisuelles.

"Si nous avons choisi de financer des films et des séries dont nous territorialisons les retombées économiques, cela a toujours été dans le but d'encourager les entrepreneurs à s'installer chez nous. C'est ainsi qu'est née l'idée de créer Wallimage Entreprises ! Intervenant sous forme de prêt ou de prise de capital, la jeune sœur de Wallimage Coproductions a ainsi permis de pérenniser l'activités des premiers arrivés", explique encore Philippe Reynaert, dans le rôle d'administrateur délégué de la filiale.


Belga