"e-cinema", la salle digitale alternative

“e-cinema”, la salle digitale alternative
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“e-cinema”, la salle digitale alternative - © Tous droits réservés

Les nouvelles plateformes de streaming s’ouvrent et ne se ressemblent pas… “e-cinema” est la petite dernière française qui entend bien se faire une place en proposant du contenu jamais exploité en France. Elle ouvre le 1er décembre.

 

Cela fait deux ans que la plateforme “e-cinema” est en gestation, le temps de mûrir le projet pour ses fondateurs, construire le site et trouver les premiers films. Finalement celle qui se veut la première salle de cinéma digitale ouvrira le 1er décembre avec un slogan dévoilé : “du jamais-vu”. Son principe est simple : proposer chaque vendredi un nouveau film étranger (donc pas français) qui sera visible durant douze semaines, ce film n’aura jamais été exploité dans les salles françaises et sera donc un inédit sur le territoire hexagonal. “e-cinema” a dans l’idée de “bousculer la chronologie des médias”. Cela coûtera 5,99 euros la séance, donc le film unique, et 9,99 euros le forfait mensuel.

 

Frédéric Houzelle, son président, souhaite en fait compléter l’offre cinématographique et se positionner en parallèle des salles obscures. La plateforme a un but de découvertes et d’ouverture de la fenêtre artistique à d’autres horizons, quand la culture a un goût d’uniformisation. “e-cinéma” diffère aussi de ses concurrents Netflix et Amazon puisque la plateforme ne joue pas dans la même cour en terme de budget et proposera des plus petits films que ceux que l’on peut retrouver chez le géant du streaming par exemple. On pourra retrouver en premier lieu Outrage Coda, du Japonais Takeshi Kitano mais aussi plus tard : My Friend Dahmer de Marc Meyers, The Confirmation de Clive Owen, Paradise, un film iranien de Sina Ataeinan Dena…

 

Avant la sortie hebdomadaire programmée le vendredi, Audrey Pulvar animera une émission spéciale de 26 minutes pour présenter la sortie de la semaine, aller à la rencontre d’un invité et parler de la programmation. A terme, si la plateforme fonctionne bien, des films propres pourront être produits et Bruno Dumont (P’tit Quinquin, Jeannette, Ma Loute) s’est montré intéressé pour faire partie de l’aventure.

 

Ne vous fiez pas à son nom suranné, “e-cinema” pourrait bien agir comme certains festivals cinématographiques pointus et mettre la lumière sur des films alternatifs, d’auteur, à petit budget, qui ne rentrent pas dans les clous... La plateforme a le soucis de la qualité, de l’inédit et de l’exclusivité, en tout cas sur le papier. Il faudra attendre le 1er décembre et son ouverture pour tester les nouveaux attraits de la salle obscure digitale. 

 

“e-cinema” ouvre le 1er décembre.