Deux films liégeois en préparation pour Thierry Michel

Thierry Michel
Thierry Michel - © BELGA PHOTO ERIC LALMAND

En marge du Festival cinématographique de Carthage auquel il participe cette semaine, le réalisateur belge travaille sur plusieurs documentaires en projet, dont deux seront liégeois, a-t-il confié à Tunis à l'agence Belga.

Présent au festival des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) du 4 au 11 novembre, Thierry Michel y préside le jury du concours consacré aux films documentaires. Entre les différentes projections, le cinéaste wallon planche sur de futures productions.

"La première est consacrée à l'histoire du haut-fourneau de Seraing, dont j'ai filmé le démantèlement", explique-t-il. "Je m'y intéresse spécifiquement à la vie des sidérurgistes, à la manière dont ce métier a marqué leurs familles sur le plan social ou culturel. Cette évocation de la culture ouvrière, de la noblesse ouvrière et des révoltes constitueront un hommage à un métier, à une génération." Le film devrait s'intituler "L'acier a coulé dans mes veines".

Toujours en région liégeoise, le deuxième film de Thierry Michel en préparation sera réalisé dans la section professionnelle du collège Saint-Martin, à Seraing également. "Il s'agit d'une classe d'étudiants âgés de 14 à 18 ans, au sein d'une école qui rassemble plus de 17 nationalités, et où la volonté est de sauver des jeunes de situations sociales invraisemblables en leur donnant une dernière chance", explique-t-il.

Le troisième documentaire en gestation concerne quant à lui le combat que Thierry Michel mène depuis de nombreuses années, dénonçant notamment avec force les exactions commises au Kasaï, en République démocratique du Congo, où le réalisateur est désormais persona non grata. "Il s'agira là d'un film d'investigation", commente-t-il. "Il y est question de la déliquescence du pays, de la répression violente du pouvoir toujours d'actualité, de la gestion des crises oubliées durant ces vingt dernières années, qui nous séparent de la chute de Mobutu."