De l'amour, du détournement, du surréalisme : 7 films et courts francophones gratuits en ligne

"Plaisir d'amour en Iran", d'Agnès Varda
"Plaisir d'amour en Iran", d'Agnès Varda - © Tous droits réservés

Varda, Godard, Vigo… Grâce à l’incroyable site de ressources qu’est OpenCulture, nous avons sélectionné sept films francophones rares et peu connus à voir gratuitement en ligne, et en français.

 

Les sept films à découvrir ont chacun à leur manière marqué la carrière de son réalisateur, par sa forme ou sa matière. Ils sont classés par époque chronologique, du plus ancien au plus récent.

Romance sentimentale de Sergei Eisenstein, 1930

Sur la page Wikipédia du court métrage, on nous dit que “Romance sentimentale” est un film alimentaire, et c’est pour cette raison qu’il fait partie de la partie négligée de l’oeuvre d’Eisenstein. Pourtant ici, le parallèle entre les phénomènes naturels et les émotions de cette femme qui vient de perdre son amour sont belles et ont ce petit goût de nostalgie russe.

 

Zéro de conduite de Jean Vigo, 1933

Censuré en France jusqu’en 1946, “Zéro de conduite” est une oeuvre politique contre l’oppression et pour la liberté. Dans un collège, de jeunes garçons étouffés par la sévérité des adultes décident d’organiser une rébellion…

 

La femme 100 têtes d’Eric Duvivier, 1967

Il s’agit d’une adaptation d’une oeuvre de Max Ernst, le peintre surréaliste adepte du collage. Eric Duvivier explore à travers les gravures de ce dernier l’inconscient et l’interprétation des images. La femme 100 têtes (1929) est à la base une allégorie de l’Immaculée conception, une femme et ses fantômes.

 

Le Dinosaure et le Bébé, dialogue en huit parties entre Fritz Lang et Jean-Luc Godard d’André Labarthe, 1967

Ce film est une rencontre entre deux réalisateurs mastodontes du cinéma, Godard c’est le représentant du “bébé”, le cinéma français et Lang celui du “dinosaure” de cinéma allemand. Labarthe organise ce dialogue et l’articule autour de thèmes comme la censure et du rôle du metteur en scène. Un film entrecoupé d’extraits des oeuvres des deux réalisateurs qui s’admirent et se craignent.

 

La dialectique peut-elle casser des briques ? de René Viénet et Gérard Cohen, 1973

Ce film parodique détourne un objet cinématographique de kung-fu chinois et y remplace les enjeux. Au lieu de coréens qui se battent contre des japonais, ce sont des prolétaires contre des bureaucrates. 

 

Plaisir d’amour en Iran d’Agnès Varda, 1976

Le court-métrage d’Agnès Varda peint l’histoire d’amour de Pomme et Ali Darius à Ispahan. Varda établit des liens entre l’architecture religieuse, la sensualité, la sexualité et la romance, au fil de la balade du couple.

 

J’attendrai le suivant de Philippe Orreindy, 2002

Un célibataire du nom d’Antoine s’engouffre dans une rame de métro pour essayer de trouver l’amour. Un court-métrage sur les relations humaines, l’espace public et l’amour.