"Crawl": une tempête, des alligators et beaucoup de sang

“Crawl”, une tempête, des alligators et beaucoup de sang
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“Crawl”, une tempête, des alligators et beaucoup de sang - © Fischer, Jonathan - Paramount

Une cave humide qui s’inonde petit à petit, une héroïne combattante qui tente de sauver son père et de dangereux alligators. Pas de doute, "Crawl" assume clairement son statut de film de genre un peu potache. Et que dire ? Au milieu d’un été étouffant et plutôt avare en sorties cinématographiques, un film d’horreur dénué de prétention, mais tenant à cœur de divertir son public a quelque chose de rafraîchissant.

De fait, "Crawl" ne ménage pas ses effets pour assurer un spectacle riche en sensations fortes. Tirant pleinement parti de son décor principal, le long-métrage transforme le sous-sol d’une maison floridienne en un lieu de tous les dangers, où la nature fait vivre mille et une épreuves à une jeune femme (Kaya Scodelario, convaincante) qui n’en demandait pas tant.

Les mauvaises habitudes du genre obligent, les lois de la physique et de la biologie sont assez élastiques, tandis que les personnages manquent de relief. Mais si les dialogues trop sérieux ont de quoi faire grincer les dents, ils sont peu nombreux, le film préférant clairement les effusions de sang à celles de sentiments peu convaincants. On lui en sait plutôt gré, l’horreur pure étant son domaine de prédilection.

Mis en scène par Alexandre Aja, le film bénéficie grandement de son expérience en la matière. Étalant tout son savoir-faire, le réalisateur joue habillement avec la claustrophobie, le gore et la surprise, et nous offre avec "Crawl" un morceau de cinéma peu raffiné, mais tout en plaisir.