Conclusion des César 2020: une soirée laborieuse et un palmarès en demi-teinte

Sandrine Kiberlain, présidente de la cérémonie
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Sandrine Kiberlain, présidente de la cérémonie - © BERTRAND GUAY - AFP

Depuis plusieurs semaines, la question était sur toutes les lèvres : fallait-il maintenir cette 45ème Nuit des César ? Au vu du résultat, la réponse est claire : non, c’était impossible de faire la fête au cinéma français dans un contexte aussi tendu que celui de cette année.

Après plus de trois heures d’une cérémonie terne et interminable, animée courageusement par Florence Foresti, le malaise est à son comble : les réalisatrices Claire Denis et Emmanuelle Bercot  doivent annoncer que le César du meilleur réalisateur revient à Roman Polanski pour son film "J’accuse". Immédiatement, ses principales opposantes, l’actrice Adèle Haenel et la réalisatrice Céline Sciamma quittent la salle, outrées, suivies par d’autres invités.

Au total, "J’accuse" récolte 3 César avec celui des meilleurs costumes, et celui de la meilleure adaptation pour Polanski et le romancier Robert Harris. Des trophées annoncés du bout des lèvres par des remettants embarrassés.

La tension qui a accompagné toute la cérémonie ferait presque oublier les autres récompenses, Roschdy Zem sacré meilleur acteur, Anaïs Demoustier meilleure actrice.. Nicolas Bedos, lui, repart avec 3 César, dont celui du meilleur scénario pour "La belle époque".

La présidente de la soirée Sandrine Kiberlain n’a pas caché son soulagement quand elle a pu annoncer le César du meilleur film décerné aux "Misérables", drame des banlieues de Ladj Ly qui repart avec 4 César au total, dont celui du public.

Cela suffira-t-il à éteindre les polémiques engendrées par le Palmarès 2020 ? Pas sûr…

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