"Come Swim" : angoissante apnée

Présenté en avant-premières au Festival de Sundance et à Cannes en 2017, “Come Swim” marque le début de la carrière de l’actrice Kristen Stewart.

 

Depuis son premier rôle dans Twilight, elle en a fait du chemin pour effacer cette image d’actrice de film pour adolescents. Alors qu’elle campait le personnage de Bella, une jeune fille qui tombe amoureuse d’un vampire, Kristen Stewart s’efforce désormais de jouer dans des films un peu plus inspirés comme Personal Shopper et Sils Maria d’Olivier Assayas ou encore Still Alice de Wash Westmoreland et Richard Glatzer. A l’image de son ex-comparse à l’écran comme à la ville, Robert Pattinson, Stewart semble vouloir redorer son image en choisissant les films dans lesquels elle joue. La jeune femme qui avait déjà évoquer son envie de passer derrière la caméra a réalisé son premier court métrage, “Come Swim”, présenté au Sundance et à Cannes cette année. Il est maintenant aussi disponible en ligne.

 

“Come Swim” met en image le voyage d’un homme, entre chimères et réalité. Il semble prisonnier de ses angoisses, il entend des voies et est en proie aux obsessions. Des actions se répètent inlassablement figeant le personnage dans son trouble. Il semble en quête de quelque chose, il traverse différents décors, prend le volant pour rejoindre son but, irrémédiablement attiré. Kristen Stewart brouille les pistes entre rêve et réalité, habillement, avec une jolie image et une montée anxiogène bien dosée. Le héros est seul face à lui-même et se retrouve coincé dans sa tête, faisant penser au début de l’excellent film The Machinist de Brad Anderson, le film pour lequel Christian Bale était devenu rachitique. L’homme de “Come Swim” va-t-il se libérer de ses angoisses en suivant l’injonction du titre ?