Cinéma Perverso : ces films partis sans crier gare

Cinéma Perverso : ces films partis sans crier gare
Cinéma Perverso : ces films partis sans crier gare - © Tous droits réservés

Dans un documentaire instructif, Arte fait la lumière sur le genre cinéma de gare, qui comme son confrère le roman de gare ne servait au départ qu’à passer le temps avant de prendre le train. 

 

A la fin des années 60 et au début 70, le cinéma de gare est un véritable phénomène en Allemagne. Très consommés même si encore peu assumés, les films de gare n’ont rien d’intellectuel et c’est pour ça qu’ils connaissent autant de succès. Ils se consomment sur le pouce, font plaisir sur le moment mais ne resteront pas des souvenirs impérissables, comme un fast food du divertissement. Ces films sont souvent trash et sexy, ils deviendront même carrément des films X au fil du temps. Dans l’Allemagne d’après-guerre et à l’aube de la révolution sexuelle, des salles de cinéma se construisent carrément dans les gares pour diffuser de la série Z en veux-tu en voilà et faire attendre le voyageur. Mais avec l’arrivée de la télévision, c’est tout ce pan cinématographique qui s’effondre, laissant son empreinte dans la petite histoire alternative et marquant les auteurs de films de genre. Ces films diffusables nulle part, ni au cinéma, ni à la télévision ont retrouvé ces dernières années une certaines aura dans les festivals et sur Internet.

 

Le documentaire d’une cinquantaine de minutes d’Olivier Schwehm revient sur ce petit phénomène des années 50 à 80 dans une Allemagne qui se reconstruit architecturalement, psychologiquement et culturellement. Le réalisateur fait appel à des images d’archives et des spécialistes passionnés du genre pour livrer un regard attendri sur le cinéma de gare. 

 

 

“Cinéma Perverso” est à voir sur Arte ou ci-dessous.