Cannes 2014 - "Il faut se réjouir de la présence belge à Cannes"

Souvenir : en 1999, "Rosetta" recevait la Palme d'Or
Souvenir : en 1999, "Rosetta" recevait la Palme d'Or - © MICHEL GANGNE - BELGAIMAGE

La Fédération Wallonie-Bruxelles sera cette année encore largement représentée au festival de Cannes avec des longs métrages, un court métrage, des coproductions, des comédiens et des techniciens, se réjouit la Fédération Wallonie-Bruxelles.

La Fédération Wallonie-Bruxelles sera cette année encore largement représentée à Cannes avec des films majoritaires longs ("Deux Jours, une nuit" des frères Dardenne en compétition, "Alléluia" de Fabrice Du Welz à la Quinzaine des Réalisateurs) et court ("Les corps étrangers" de Laura Wandel en compétition), des coproductions ("Jimmy's Hall" de Ken Loach coproduit par Les Films du Fleuve en compétition, "Xenia" de Panos H. Koutras coproduit par Entre Chien et Loup à Un Certain Regard, "Caricaturistes: fantassins de la démocratie" de Stéphanie Valloatto coproduit par Panache Productions en séance spéciale) mais aussi des comédiens (Jérémie Renier dans "Saint Laurent" de Bertrand Bonnello, Fabrizio Rongione, Catherine Salée et Christel Cornil dans "Deux jours, un nuit", David Murgia dans "Géronimo" de Tony Gatlif, Héléna Noguera et Stéphane Bissot dans "Alléluia") et des techniciens de talent comme le chef opérateur Benoît Debie, responsable de la photographie de "Lost river", premier long métrage de Ryan Gosling.

"Je le répète souvent, mais on est loin d'un épiphénomène", explique Frédéric Delcor, Secrétaire général de la Fédération Wallonie-Bruxelles. "Chaque année, les talents belges francophones marquent de leur présence le plus grand festival du monde. Il faut chaque fois s'en réjouir et mesurer cette performance à sa juste valeur. Si l'on considère les trois films majoritaires, on se trouve en présence de trois générations de réalisateurs : les frères Dardenne, Fabrice du Welz et Laura Wandel. Mais aussi face à des genres différents. Derrière les maîtres, il y a des auteurs singuliers, avec des univers forts qui creusent leur propre sillon."

"Je dirais que la force du cinéma belge est l'équilibre entre le profesionnalisme et le sérieux de ses multiples talents (réalisateurs, comédiens, techniciens, producteurs), une certaine forme d'artisanat qui libère ceux-ci des cadres de production rigides que l'on trouve dans d'autres pays et une combinaison de mécanismes de soutien à la fois culturel, économique et fiscal qui permet de structurer son industrie et de placer la Belgique en bonne place sur l'échiquier international", ajoute Frédéric Delcor à l'Agence de presse Belga.

 


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