"C'est moi, Helmut" : l'effritement intérieur

"C'est moi, Helmut" : l'effritement intérieur
"C'est moi, Helmut" : l'effritement intérieur - © Tous droits réservés

Ce court métrage empli de nostalgie est une fable de regrets sur le temps qui passe, les cakes au citron et les bus qui n’arrivent pas. 

 

Dans un salon suranné, un couple trinque à la santé de l’homme, assis dans le canapé devant une table drapée d’une nappe à carreaux rouges. Helmut a 57 ans aujourd’hui mais sa femme est persuadé qu’il en a 60, elle a fait une erreur de calcul. Entre deux gorgées, elle lui reproche d’avoir oublié leur anniversaire de mariage. Mais Helmut n’a pas oublié, il ne voulait juste pas s’en souvenir. Le voisin frappe à la porte et les objets commencent à prendre vie dans ce petit intérieur à l’apparence paisible. Helmut se souvient alors de douloureux souvenirs avec l’apparition des fantômes du passé : son ancien ami chasseur Hans à qui il a tiré une balle dans la main et son fils qui est tombé du toit… L’homme se retrouve face à toutes ses douleurs passées sans savoir comment passer outre.

 

Le court métrage allemand de Clemens Baumeister est un mélange de théâtre et de cinéma, de prises de vue réelles et d’effet vieilli entremêlés, créant l’illusion d’une drôle d’illusion. Mais derrière cette esthétique enjouée se cache des souffrances profondes. Le film a été produit par la Filmakademie de Baden-Württemberg. 

 

“C’est moi, Helmut” (2009) de Clemens Baumeister est à regarder sur Arte ou ci-dessous :