BSFF : compétition internationale séance 1

"La Convention de Genève"
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Le cinéma Vendôme accueillait hier soir la première fournée des films sélectionnés pour la compétition internationale du BSFF 2017. Un très bel éventail qui n'annonce que du bon pour la suite du festival.

 

Comme à chaque compétition internationale et c'est son principe, les courts viennent des quatre coins du globe. Cette première sélection ne déroge pas à la règle, amenant un éclectisme heureux et une qualité indéniable.

 

Fatherland (2016)

Le court qui ouvre la compétition vient d'Israël. Fatherland d'Amikam Kovner met en scène le retour d'un fils, Yiftach, sur les terres familiales. A 16 ans, il s'est fait virer de l'internat dans lequel il était et est contraint de retourner aider son père et son frère avec leur mouton. Le père de Yiftach ne voit pas d'un bon oeil le retour de son fils qui pourrait lui attirer des ennuis. Lui qui n'en fait qu'à sa tête souffre en fait de la mort de sa mère, survenue quelques années auparavant. Un court métrage à la beauté silencieuse et aux non-dits criants.

 

Joy Ride (2016)

Joy Ride est signé de la réalisatrice spécialiste du court Niav Conty. Elle y peint la visite d'Emma à sa mère toxicomane dans un chalet en pleine nature. La petite fille, on le devine, n'a que peu d'occasion de voir sa mère, pourtant celle-ci n'hésite pas à appeler son dealer et se piquer alors qu'Emma joue dehors. Complètement droguée, la mère fait la sieste pendant que le dealer emmène la petite faire un tour de moto et effectuer ses livraisons par la même occasion. Joy Ride est malgré son nom un film sombre sur la responsabilité parentale. Un thème certes classique mais une esthétique soignée pour un résultat réussi.

 

 

El Eden (2015)

Andrés Ramirez Pulido explore le thème de l'Eden, un jardin extraordinaire aux ressources incroyables. Deux adolescents entrent dans une ancienne station thermale dans laquelle la nature a repris ses droits. Des mangues, un fusil, une piscine ponctuent le parcours des jeunes garçons qui s'amusent toute l'après-midi. Mais dans cet Eden se cachent des secrets plus sombres, la station ayant fermé suite à des assassinats. Le père d'un des jeunes hommes y est décédé. El Eden montre avec habileté la face sombre d'un lieu aux apparences paradisiaque mais aussi la face sombre de garçons aux apparences sympathiques.

 

 

On attend (2016)

Le court-métrage belge de cette fournée première est une métaphore lourde de sens signée Dimitri Sterkens. Camille Boro est une jeune africaine qui souhaite rejoindre sa famille. Coincée dans un couloir fait de lignes droites, elle doit traverser des frontières matérialisées par des douches et s'enregistrer encore et encore à un bureau ponctuant le parcours. Toute personne qui ne supporte pas ce cercle vicieux est évacuée par les gardes. Tout ceci est évidemment une métaphore qui illustre les difficultés administratives auxquelles se confrontent les émigrés durant leur parcours. Une belle idée qui souffre cependant d'un résultat un peu sommaire.

 

 

La Convention de Genève (2016)

La Convention de Genève est un court français de Benoit Martin. A la sortie d'un lycée, près d'un arrêt de bus, deux groupes d'adolescents se forment. L'un d'eux doit de l'argent à un autre et ils s'apprêtent à régler leurs comptes avec leurs poings. Mais si tout ça pouvait se régler d'une autre manière ? Un film plein d'humour, bien joué et à l'issue surprenante. La meilleure manière de clôturer cette première séance.

 

 

La suite du programme du Brussels Short Film Festival ici.