"Black Panther": signe de plus d'inclusion au cinéma, ou simple exception?

"Black Panther", adaptation sur grand écran des aventure du premier super-héros noir créé par Marvel en 1966, a été réalisé par Ryan Coogler ("Creed") et met à l'affiche Chadwick Boseman ("42")
"Black Panther", adaptation sur grand écran des aventure du premier super-héros noir créé par Marvel en 1966, a été réalisé par Ryan Coogler ("Creed") et met à l'affiche Chadwick Boseman ("42") - © Tolga AKMEN/AFP

Le succès planétaire et historique de "Black Panther" et de son casting principalement noir peut-il enfin laisser présager des jours heureux pour les réalisateurs et acteurs de couleur, ou le nouveau film de super-héros Marvel ne sera-t-il que l'exception qui confirme la règle ?

Pour son premier week-end d'exploitation en Amérique du Nord, le 18e film de l'univers Marvel a rapporté 242,2 millions de dollars, pour un total de 426,6 millions à travers le monde."De la même manière que Wonder Woman a brisé le plafond de verre et montré que les femmes pouvaient prendre d'assaut le box-office, Black Panther devrait prouver que les Noirs américains peuvent tout rafler au box-office à la tête des grosses productions" explique Jeff Bock, analyste d'Exhibitor Relations, un cabinet qui décrypte les recettes cinématographiques.

Maintenant qu'ils voient que des films mettant en scène des Noirs peuvent intéresser un public blanc à travers le monde et être largement rentables, les grands producteurs hollywoodiens donneront peut-être plus souvent les clés du studio à des réalisateurs de couleur.

"On peut penser que oui parce que de toute évidence, ça rapporte. Mais il y a quand même cette déconnexion dans notre industrie. Si on passe outre les exemples les plus évidents - les films -, on s'aperçoit que ceux qui contrôlent les studios restent blancs", rappelle le critique Eric Kohn.