BIFFF debrief : "Parallel", start-up ton univers impitoyable

C’est le réalisateur de cinéma fantastique qui monte, le Mexicain Isaac Ezban vient de finir son troisième long métrage, Parallel. En avant-première mondiale et en compétition internationale, le film a su faire déplacer les foules.

 

C’est devant une salle comble qu’était projeté Parallel”, le premier film anglophone d’Isaac Ezban. Les spectateurs étaient tous venus voir le successeur de The Incident et The Similars, deux très bons films de genre du jeune réalisateur déjà repéré par Guillermo Del Toro, Joe Dante et Robert Rodriguez, rien que ça. 

 

Un groupe d’amis travaille sur une application de places de parking et essaye de percer dans l’univers de la technologie. Alors qu’ils sont à deux doigts de signer un contrat avec une grosse boîte, le patron leur donne un délai impossible à atteindre. Il y a encore au moins trois semaines de travail pour aboutir leur application et il la veut quelques jours plus tard. Josh, Noël, Leena et Devin goûtent leur échec et vont se saouler dans leur bar favori. En retournant chez eux (ils sont aussi colocataires), ils découvrent l’existence d’une pièce cachée qu’ils s’empressent d’explorer. Dans ce lieu poussiéreux, d’étranges objets sont disposés et des journaux intimes décrivent la vie de l’ancienne habitante, une quinquagénaire veuve et ermite. Les quatre amis s’intéressent à un miroir fixé au sol et parviennent à entrer à l’intérieur. Il s’agit en fait d’une porte d’entrée dans plusieurs dimensions parallèles où le temps se dilate et où leurs doubles vivent leur vie de manière légèrement différente. La culture et la technologie semblent beaucoup plus avancées dans les autres mondes puisque le temps passe plus rapidement. Noël et sa bande vont alors profiter de la dilatation temporelle pour finir leur application à temps. Au fur et à mesure qu’ils tirent profit du miroir et son accès aux autres univers, leurs relations se détériorent et certains commencent à vriller. Les journaux de l’ermite les avaient pourtant averti de la dangerosité de ces voyages…

 

Ezban livre avec Parallel” une oeuvre plaisante et piquante mais qui manque un peu de relief. Si l’univers des start-ups est habilement moqué, usant des clichés du genre, le film en devient presque lui-même un cliché, c’était le piège. La progression du scénario est cependant bien amenée, de la découverte des univers parallèles à leur utilisation et l’apparition des problèmes. Parallel” est finalement un film fantastique assez classique, plutôt bien fait et divertissant, agréable mais pas inoubliable.

 

Retrouvez le Q&A d'Isaac Ezban au BIFFF :