BIFFF debrief : "Orbiter 9"

BIFFF debrief : "Orbiter 9"
BIFFF debrief : "Orbiter 9" - © Orbiter 9

L'édition 2017 du plus connu des festivals de genre de Belgique accueillait lundi soir le film Orbiter 9Órbita 9 de son titre original. Un premier film pour son réalisateur, de la SF un peu lisse et gentille.

 

Helena vit dans un vaisseau spatial depuis toujours, élevée d'abord par ses parents à bord, elle est maintenant seule. Sa routine consiste à manger de la gelée et des laitues, faire des exercices sportifs et se brancher des électrodes pour surveiller son état de santé. Les seuls contacts qu'elle a sont les appels de ses parents et les interactions avec Rebecca, l'ordinateur de bord. Son vaisseau est en phase d'exploration de l'espace et doit rejoindre une planète qui pourrait être habitée, Céleste, sa mission est donc d'une haute importance. Alors qu'Helena manifeste son ennui à Rebecca (elle a passé déjà 25 ans dans le vaisseau), on lui envoie un réparateur qui va vérifier son niveau d'oxygène. Celui-ci n'a que deux jours pour tout réparer. Alex, de son nom est un ingénieur spatial espagnol ténébreux, qui succombe peu à peu au charme de la jeune femme. Il repart après les 48 heures mais la rencontre l'a profondément marqué. C'est alors que l'on découvre que l'Orbite 9 n'est en fait pas du tout en route pour Céleste...

Hatem Khraiche signe son premier film long-métrage avec ce Orbiter 9, lui qui est un habitué du court. Le scénariste espagnol de The Returned et Inside déroule un scénario lisible et très classique, tirant sur les ficelles de la science-fiction et lui empruntant ses codes : une esthétique monochrome et épurée (des fois un peu fade), une histoire d'amour "impossible" (toujours un peu fade) et une critique du système mis en place (avec des méchants stéréotypés). Et c'est en fait surtout cette romance à l'eau de rose spatiale qui pêche et rend le tout un peu attendu et forçant sur le sentimental. Orbiter 9 doit être vu comme un premier film, il est efficace mais pas retournant, à regarder le dimanche soir dans son canapé. 

 

Orbiter 9 était diffusé en première européenne au BIFFF et concourt au Méliès, compétition qui récompense les meilleurs films européens du cru.