BIFFF debrief : "Bees make honey", l'abeille et le bébête

BIFFF debrief : “Bees make honey”, l'abeille et le bébête
BIFFF debrief : “Bees make honey”, l'abeille et le bébête - © Tous droits réservés

Réalisé par Jack Eve, cette comédie très british et très kitsch est à cheval entre le Cluedo géant et l’univers d’Agatha Christie.

 

Bees make honey” est le second long métrage du jeune réalisateur britannique Jack Eve, précédemment salué pour Death of a Farmer (2014). Il y narrait les trois derniers jours de la vie Gordon, un fermier anglais isolé et soulignait de fait les difficiles conditions de vie et la solitude des ruraux. Jack Eve s’était déjà entouré d’une partie de ses proches pour ce premier film et malgré une seconde réalisation aux antipodes, Bees make honey” est encore une fois un affaire de famille. Jack embarque son père Trevor et sa soeur Alice dans deux rôles parmi les plus importants. Le film était diffusé en première internationale au BIFFF samedi soir, en compétition 7e Parallèle et Prix de la Critique. Un petit évènement et une belle promesse pour un film finalement pas vraiment à la hauteur. 

 

Comme tous les 31 octobre, la belle Honey organise un bal costumé pour lequel elle a mis les petits plats dans les grands, nous sommes en 1934. Dans son immense cottage britannique, elle reçoit le gratin de l’aristocratie environnante et convie également le bel inspecteur Shoerope. Honey le met immédiatement à l’aise en lui prêtant un costume de cowboy et s’affichant à son bras. Le jeune homme un peu déstabilisé comprend alors qu’il a été appelé pour enquêter sur la mort du mari de la belle, décédé durant le bal costumé de l’année précédente. Il portait alors la même chemise en jeans et le même chapeau que Shoerope, qui va se mettre à la place du défunt pour élucider l’affaire. L’inspecteur, tout droit sorti de l’école et de la salle de sport va passer d’invité en invité, suspectant tour à tour les plus perfides bourgeois britanniques et la jeune veuve elle-même. Mais dans cette fête aux faux semblants, la réponse est souvent bien cachée.

 

Ce long métrage britannique est clairement un hommage comique au charme désuet des films d’enquêtes policières britanniques. Si les premières minutes font sourire par les effets à gogo et l’ambiance feutrée velours-dorure, ce parti-pris dans le trop” mène ensuite à l’agacement. Les effets tape-à-l’oeil finissent par détacher le notre de l’intrigue principale, déjà très simpliste. Le réalisateur a sûrement pris du plaisir à faire ce film mais il se perd dans l’excès qui atténue totalement le spectacle. Dommage.

Retrouvez le Q&A de Jack Eve :