BIFFF debrief : "At the end of the tunnel"

BIFFF debrief : "At the end of the tunnel"
BIFFF debrief : "At the end of the tunnel" - © Tous droits réservés

Le festival du film fantastique diffusait hier soir un très bon thriller sauce argentine : "At the end of the tunnel" de Rodrigo Grande, encore un film sur les tunnels. Sorti en 2016, c'était en première belge.

 

Joaquin est un ancien ingénieur informaticien en fauteuil roulant depuis 6 ans, il est seul dans sa grande maison hormis la présence de Casimiro, son chien grabataire. L'homme un peu bourru et renfermé a l'esprit bricoleur mais aussi un peu paranoïaque, il écoute ce qu'il se passe chez ses voisins avec un système de micro dans les murs. Il passe ses journées à la cave à écouter les enregistrements. Il faut dire que quelque chose se trame juste à côté et tout ça n'a pas l'air très légal. Joaquin accueille dans le même temps une mère et sa fille chez lui, afin d'éponger une partie de ses dettes. Celles-ci commencent à changer son quotidien de célibataire et lui rappellent la présence de sa femme et sa fille disparue. Joaquin commence à s'ouvrir et apprécier à nouveau un quotidien presque familial. Quand il apprend que le coup qui se prépare à côté concerne un cambriolage et que le chef des malfrats est le copain de la mère qui est chez lui, les évènements prennent une tournure infernale.

 

Si le film est un peu long à mettre en place, chaque élément compte dans ce thriller argentin ficelé au millimètre. Rodrigo Grande, le réalisateur d'A Matter of Principles (2009) réussit à faire passer son spectateur par tous les états, de l'attendrissement à la peur, à l'émoi... Grande installe une tension qui s'accroit habilement au rythme des pérégrinations du héros, et l'ambiance n'est pas sans rappeler un autre thriller La isla minima, qui passait au BIFFF en 2014. Le film fait un carton dans les salles argentines et on comprend pourquoi. "At the end of the tunnel" se retrouve dans la compétition thriller et a toutes les chances de gagner.