"Au bout des doigts", pour le plaisir de la musique

Ludovic Bernard
Ludovic Bernard - © Marianne GRIMONT

Les histoires de jeunes prodiges au cinéma font souvent recette, et cela n’a rien d’original. Mais lorsqu’il s’agit de performance dans la musique classique, ça le devient, et ça prend une dimension différente, comme si la musique passait au premier plan, et on oublie un peu l’histoire. Avoir mis le concerto n°2 pour piano de Rachmaninov au coeur de ce film, est séduisant, et lui confère un charme unique.

"Au bout des doigts" raconte Mathieu Malinski, (Jules Benchetrit) sa banlieue, les potes, les mauvais coups qui l’emmènent aux portes de la prison, et la rencontre avec le directeur du conservatoire national, incarné par Lambert Wilson. Ils se croisent dans une gare, Mathieu est au piano, il joue divinement, et ces quelques notes vont changer son destin. Ludovic Bernard le réalisateur, a vécu cette histoire. Conscient que la musique classique est un peu plus élitiste, il a varié les plaisirs et le choix musical est éclectique...