"Arena" : la poésie des satellites

Un court métrage captivant fait défiler des images satellites de Google Earth et nous fait réfléchir sur l’évolution des paysages.

 

L’activité humaine est la principale cause du changement des paysages. L’agriculture et l’agrandissement des villes nécessitent toujours plus de place et l’humain n’hésite pas à abattre des forêts, changer la direction des cours d’eau ou empiéter sur la nature en général pour faire son oeuvre. Depuis toujours et particulièrement depuis l’ère industrielle, les dégâts sur la planète ont des conséquences sur l’esthétique du paysage. Dans ce court métrage d’une minute trente, l’artiste Páraic McGloughlin met en lumière cette triste réalité.

 

Un bref aperçu de la Terre vue d’en-haut, basé sur des formes que nous produisons, le jeu de la vie, notre terrain de jeu - Arena.

 

Le film fait défiler des dizaines de photographies satellites de Google Earth et désigne la Terre comme l'arène humaine, comme si rien d'autre n'existait. Beaucoup de vues se répondent, par leurs formes, leurs symétries, leurs couleurs. Elles sont les témoins de la dégradation de la planète et de l’influence de l’homme. Malgré tout, une certaine poésie émane de ce défilé paysager, le voyage ressemble à un algorithme, ponctué par une musique angoissante signée Pearse McGloughlin et Páraic McGloughlin lui-même.

 

L’artiste polonais indépendant est diplômé de l’Université des Beaux-Arts de Poznan et vit désormais à Sligo en Irlande. Touche-à-tout, Páraic McGloughlin s’intéresse à la peinture, la photographie et la réalisation filmique. 

 

 

Le site de Páraic McGloughlin