"American Sniper", un exemple de propagande anti-musulmane, dit le guide suprême iranien

Le long métrage de Clint Eastwood, sorti le 25 décembre et nommé six fois aux Oscars, raconte l'histoire d'un tireur d'élite pendant ses quatre déploiements en Irak, que les Etats-Unis ont quitté fin 2011.

Le personnage a suscité la controverse, devenant un héros pour certains et un symbole de l'échec de cette guerre pour d'autres.

"Ce film +Sniper+, qui a fait beaucoup de bruit (...), encourage un jeune, par exemple chrétien ou non-musulman, à harceler un musulman autant que possible", a déclaré l'ayatollah Ali Khamenei, cité par l'agence officielle Irna. "C'est ce qu'on dit à propos de ce film, je ne l'ai pas vu", a-t-il précisé.

Ces déclarations, publiées sur le site officiel khamenei.ir, ont été faites il y a trois semaines, après les attentats perpétrés par des jihadistes début janvier à Paris contre le magazine satirique Charlie Hebdo et un magasin casher, qui avaient fait 17 victimes.

Il avait alors dénoncé la "propagande contre les musulmans en Europe et en Amérique", affirmant qu'il n'y avait "pas de trace d'agression de non-musulmans par des musulmans" depuis l'avènement de la République islamique en 1979.

L'Iran reconnaît trois religions minoritaires en Iran (chrétienne, juive et zoroastrienne), qui bénéficient de certains droits.

Les organisations internationales de défense des droits de l'Homme dénoncent toutefois la répression de la communauté religieuse des baha'is, considérée comme hérétique en Iran. Cette communauté, dont le siège est situé en Israël, affirme compter plus de 7 millions de fidèles dans le monde. Elle suit les enseignements de leur prophète Bahaullah, né en Iran en 1817.


Belga