"A perdre la raison" grand gagnant des "Magritte du cinéma" 2013 avec 4 récompenses

Constantin Costa-Gavras
Constantin Costa-Gavras - © BELGA PHOTO LAURIE DIEFFEMBACQ

Le film "A perdre la raison" est le grand gagnant des "Magritte du cinéma" 2013, des prix visant à récompenser le "meilleur" du cinéma belge francophone. Lors de la troisième édition de ces Magritte qui a eu lieu samedi soir à Bruxelles, le long métrage de Joachim Lafosse, librement inspiré de l'Affaire Geneviève Lhermitte, a ainsi remporté les "Magritte" du meilleur film, de la meilleure réalisation, de la meilleure actrice pour Emilie Dequenne et du meilleur montage.

Le Square du Mont des Arts s'était paré de bleu pour accueillir les personnalités venues assister à la troisième édition des "Magritte du cinéma". Olivier Leborgne, Virginie Efira, Jérémie Rénier, Bernard Yerlès, Philippe Reynaert, Stéphane De Groodt, Jean-Luc Couchard ou encore Patrick Ridremont ont notamment foulé le tapis bleu posé sur les marches du Square.

Plusieurs personnalités politiques et publiques ont également fait le déplacement. Le vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères Didier Reynders, la vice-première ministre et ministre de la Santé Laurette Onkelinx, accompagnée de son mari, l'avocat Marc Uyttendaele, la ministre de la Culture et de l'Audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles Fadila Laanan, ou encore l'administrateur général de la RTBF Jean-Paul Philippot, le dessinateur Jean Van Hamme et le chanteur Salvatore Adamo étaient notamment présents.

Le Prince Laurent et la princesse Claire représentaient, quant à eux, la famille royale.

Les "Magritte" récompensent les films belges reconnus par la Fédération Wallonie-Bruxelles et/ou aidés par la Fédération Wallonie-Bruxelles et/ou Wallimages/Bruxellimages, sortis en salle en Belgique entre le 16 octobre 2011 et le 15 octobre 2012. Pour l'attribution de 19 Magritte artistiques et techniques, l'Académie Delvaux, l'ASBL organisatrice de l'événement, s'est appuyée sur le vote de 700 professionnels du cinéma belge.

Le comédien belgo-italien Fabrizio Rongione était le maître de cérémonie de cette soirée. "Soyez rassuré, j'ai interdit l'accès à tous les journalistes de la RTBF", lancera-t-il sur le ton de l'humour au Prince Laurent. Il se permettra aussi de s'adresser au ministre des Affaires étrangères Didier Reynders en lui disant "je ne crois pas me tromper en disant que vous êtes de droite... On est tous de gauche ici!". Le maître de cérémonie avait promis une soirée interactive. Il tiendra cette promesse en lisant plusieurs messages postés sur le réseau social Twitter, dont un, totalement fantaisiste, du Premier ministre Elio Di Rupo, absent samedi soir, où ce dernier écrivait qu'il voudrait la tenue d'une soirée similaire à Mons qu'il prénommerait "Les doudous du cinéma belge".

La cérémonie était, elle, présidée par l'actrice et réalisatrice belge Yolande Moreau.

Emilie Dequenne a donc reçu le Magritte de meilleure actrice et en a profité pour remercier Joachim Lafosse, le réalisateur d'"A perdre la raison", de l'avoir choisie. Le Magritte du meilleur acteur a été attribué à Olivier Gourmet pour son rôle dans "L'Exercice de l'Etat".

Bouli Lanners a reçu le Magritte du meilleur acteur dans un second rôle pour le film "De rouille et d'os". Yolande Moreau a, elle, été désignée meilleure actrice dans un second rôle pour "Camille redouble".

Anne-Pascale Clairembourg ("Mobile Home") et David Murgia ("La tête la première") se sont vus remettre respectivement les Magritte de meilleur espoir féminin et de meilleur espoir masculin.

Enfin, un Magritte d'honneur a été remis au cinéaste Constantin Costa-Gavras pour l'ensemble de sa carrière. Ce dernier se dira "très honoré" et rappellera "la grande chance" qu'il a eue "de travailler avec 'Les Frères'" (les frères Jean-Pierre et Luc Dardenne).


Belga