A mi-parcours, le Festival de Cannes a déjà ses favoris

John Turturro, Margherita Buy et Nanni Moretti au Festival de Cannes
John Turturro, Margherita Buy et Nanni Moretti au Festival de Cannes - © LOIC VENANCE - AFP

Arrivé à mi-parcours, le Festival de Cannes possède déjà ses favoris. Parmi les dix films projetés, sur les 19 en compétition, ceux de Nanni Moretti et de Stéphane Brizé semblent se détacher.

Un peu plus de la moitié de la sélection officielle a été dévoilée aux festivaliers. L'occasion de dresser un premier bilan sur l'accueil réservé par la presse, française et étrangère.

Certains journalistes évoquent un début de festival mollasson, heureusement réveillé par la projection samedi dernier de "Mia Madre" de Nanni Moretti. Classique mais efficace, l'Italien livre un film quasi autobiographique à la troisième personne émouvant avec un John Turturro qualifié de "drôlissime". Certains lui prédisent une deuxième Palme d'Or. Verdict dimanche.

Drame social et d'actualité, "La Loi du marché" de Stéphane Brizé a fait grande impression pour sa justesse et surtout l'interprétation de Vincent Lindon, que la presse française voit déjà récompensé. Aux Etats-Unis, les journalistes évoquent davantage un coup de coeur pour "Carol" de Todd Haynes avec Cate Blanchett et Rooney Mara et saluent "Le Fils de Saul" du Hongrois Laszlo Nemes, bien accueilli également en France malgré un regard sur la Shoah jugé parfois trop consensuel.

Gus Van Sant, descendu en flèche

France et Etats-Unis s'accordent sur un point : "La Forêt des songes" de Gus Van Sant. Hué lors de sa projection, le long métrage américain a été qualifié de "pénible" et "interminable". Considéré comme le pire film du cinéaste, pourtant récompensé plusieurs fois à Cannes, "La Forêt des songes" n'aurait pas sa place en compétition, selon les plus extrêmes.

"Tale of Tales" de Matteo Garrone divise de son côté la critique, qualifié à la fois de "somptueux" et d'"inégal". Certains l'imaginent déjà au palmarès 2015, notamment pour le Prix de la mise en scène. "Mon roi" de Maïwenn connaît un sort comparable, tout comme "The Lobster" de Yorgos Lanthimos, jugé excentrique et loufoque.

Dix films restent encore à voir jusqu'à samedi, notamment "Sicario" du Canadien Denis Villeneuve, "Dheepan" du Français Jacques Audiard et "Macbeth" de l'Australien Justin Kurzel.

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