2017, à nouveau une très bonne année pour le tax shelter

2017, à nouveau une très bonne année pour le tax shelter
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2017, à nouveau une très bonne année pour le tax shelter - © Kristina Kokhanova - Getty Images/iStockphoto

2017 a à nouveau été une très bonne année pour le mécanisme du tax shelter, un système d'incitant fiscal permettant à toute entreprise de bénéficier d'une exonération fiscale de 150% du montant investi dans une production audiovisuelle et qui a été étendu aux arts de la scène en février dernier. Davantage d'argent a été recueilli même si moins de projets de grands films internationaux ont été attirés en Belgique, à en croire un tour de table des principaux acteurs du secteur réalisé par De Tijd.

Depuis 2013, les entreprises belges ou filiales nationales de sociétés étrangères peuvent faire appel au tax shelter afin de financier la production de films et de séries TV. Via ce mécanisme, les investissements à partir de 5.000 euros sont déductibles fiscalement à hauteur de 310% du montant investi. Les investisseurs peuvent en outre également s'attendre à un intérêt sur la somme investie.

De nombreuses grandes banques sont actives dans le secteur. Ainsi, selon De Tijd, Casa Kafka, avec laquelle collabore Belfius, a recueilli quelque 36,5 millions d'euros en 2017, soit le double de l'année précédente. BNP Paribas Fortis Film Finance a vu les investissements augmenter une nouvelle fois de 60%, à 25 millions d'euros, tandis que le compteur s'est arrêté à un peu plus de 16 millions d'euros pour taxshelter.be/ING Belgique.

2016 avait par contre connu un creux en la matière après une année précédente exceptionnellement élevée à la suite d'un changement de la loi.

En cinq ans, un milliard d'euros a été investi.

Attirer des projets internationaux en Belgique devient cependant plus difficile car d'autres pays ont depuis lors développé leur propre version du tax shelter. Par ailleurs, l'élargissement du mécanisme aux arts de la scène a créé de nouvelles opportunités d'investissements.