À découvrir sur Auvio : "Une sœur", le palpitant court-métrage belge nommé aux Oscars

À découvrir sur Auvio : “Une sœur”, le palpitant court-métrage belge nommé aux Oscars
À découvrir sur Auvio : “Une sœur”, le palpitant court-métrage belge nommé aux Oscars - © Tous droits réservés

Déjà récompensé dans plusieurs festivals, le captivant film de Delphine Girard est en lice pour gagner l'Oscar du meilleur court-métrage de fiction ce dimanche 9 février.

 

C'est sur une scène presque innocente que débute “Une sœur”. Nous sommes dans une voiture, à bord de laquelle se trouve un homme, au volant, et une femme, sur le siège passager, en pleine conversation téléphonique. Elle s'adresse à sa sœur, et lui parle de son fils. La nuit est déjà tombée, et la discussion, qui tourne autour d'un baby-sitting prolongé, est on ne peut plus banale, laissant présager un récit du quotidien, dramatique mais sans passion. Et puis, par une simple mais terrifiante révélation (que nous nous garderons bien de dévoiler), la situation devient source d'angoisse. Nous voilà pris dans le terrible jeu qui se joue entre trois personnages.

Ce qui suivra fait partie de ce que l'on fait de mieux dans le genre du thriller psychologique — une gageure pour un court-métrage. Il n'est pas évident de créer une tension soutenue dans un format de 15 minutes, et encore moins dans un cadre aussi restreint que celui-ci qui nous est présenté. Mais la simplicité et la brièveté sont des contraintes que la réalisatrice québécoise Delphine Girard (à qui l'on doit “Monstre” et “Caverne”) utilise à son avantage.

Filmant ses personnages au plus près de leur corps, elle capte avec une redoutable efficacité la tension et la peur qui imprègnent leurs interactions, et augmentent progressivement alors que les minutes fatidiques s'écoulent. Les acteurs (Veerle Baetens, Selma Alaouie et Guillaume Duhesme) sont au diapason : sobres dans leur jeu, mais investis dans leur rôle, ils interprètent leur personnage respectif avec une remarquable intensité, si bien que chaque tressaillement de leur voix ou de leur corps a de quoi plonger le spectateur dans l'inquiétude.

“Une sœur” est à découvrir sur Auvio jusqu'au 12 février

pour voir le court métrage sur Auvio