"The Noise of Licking" : le bruit des sentiments

Dans le court métrage “The Noise of Licking”, la poésie passe par les sonorités.

 

Dans un quartier calme bordé par un cimetière, une vieille femme voit son chat s’évader de plus en plus pour suivre les allers et venues de la voisine. A travers la fenêtre, le félin observe la jeune femme et son amour étrange pour les plantes, sa proximité avec les feuilles et tiges qui l’effleurent… Intrigué et un peu voyeur, le chat se rapproche de plus en plus jusqu’à entrer dans l’appartement aux allures de jungle.

 

Ce court métrage d’animation de neuf minutes est signé Nadja Andrasev, une actrice et réalisatrice hongroise. Il s’agit d’une adaptation de la nouvelle “Megbocsátás” d’Ádám Bodor. L’ambiance que la réalisatrice a réussi à recréer est assez unique puisqu’ici les sons sont extrêmement présents, et les sonorités du toucher sont extrapolées pour en quelque sorte décupler les sensations. L’effleurement des plantes sur la peau de la jeune femme, le goutte à goutte, tout participe à cet univers à la fois silencieux et sensoriel, appuyé par un dessin imparfait aux couleurs douces et pleines de poésie.

 

Le film sorti en 2016 a reçu de nombreux prix bien mérités à travers l’Europe, notamment le 3e Prix de la Cinéfondation à Cannes (2016) mais aussi des prix à Zagreb, en Hongrie, à l’Animakon, à Athènes etc.