Quoi de neuf sur Netflix ? Over the Garden Wall

Que vous évoquent les contes de fées ? Un sentiment d’émerveillement face à leur magie, leur simplicité et leurs créatures extraordinaires ? Ou est-ce leur cruauté qui vous vient à l’esprit, le sentiment de menace et de danger qui planent sur ces récits pourtant destinés aux enfants ?

Si une combinaison des deux est votre réponse, il est probable que la mini-série d’animation "Over the Garden Wall" vous séduise. Créé en 2014 par Patrick McHale pour la chaîne Cartoon Network, et récemment ajouté au catalogue de Netflix, ce dessin d’animé nous plonge dans un univers magique aussi inquiétant que charmant, et aussi sombre que tendre.

Au cours des 10 épisodes que compte la série, nous suivons les pas de Wirt et Gregory, deux demi-frères dans une forêt étrange. Writ (Elijah Wood) est un adolescent anxieux avec une propension marquée pour les mauvaises décisions, tandis que son cadet Gregory (Collin Dean) est un adorable bambin aux répliques truculentes, dont l’insouciance l’amène à traverser moults dangers en chantant à tue-tête. Précisons-le : il porte constamment une théière au-dessus de sa tête et ne se sépare jamais d’un crapaud qu’il rebaptise à chaque épisode.

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Quoi de neuf sur Netflix ? Over the Garden Wall © Tous droits réservés

Mais si leur personnalité sont amusantes et leur traits fort simples (rond serait le mot), l’univers dans lequel ils se sont égarés ne l’est pas du tout. Puisant dans le folklore des contes populaires, les dessins animés des années 20/30 ou encore les histoires de Beatrix Potter, "Over the Garden Wall" dessine un monde dense et complexe rempli de figures étranges et menaçantes. Les faux-semblants y abondent :  vaut-il mieux se fier aux citrouilles dansantes ou à la jeune fille criant aux abois ? A l’oiseau bleu sarcastique ou au bucheron à l’air menaçant ?  De ces rencontres incongrues avec l’inconnu se dégage une angoisse à laquelle seront sensibles les plus jeunes comme ceux à qui on ne lit plus d’histoires au lit depuis longtemps.

Passant fréquemment d’une émotion à l’autre, la mini-série oscille entre frayeur, tendresse et mélancolie. L’humour aussi : ses gags " slapsticks " sont du plus bel effet, et toute la série est ponctuée de chansons touchantes et génialement maladroites qui sentent bon la naphtaline.

Œuvre empreinte de nostalgie mais résolument audacieuse, " Over the Garden Wall " peut s’apprécier aussi bien comme un simple conte de fées qu’un récit aux multiples niveaux de lecture. Quel que soit l’âge, il fait bon en tout cas de se perdre dans ses superbes décors automnaux, de partir à la rencontre de ses personnages idiosyncratiques – bref de voyager vers l’inconnu, dans tout ce qu’il peut avoir de magique et de terrifiant.

 

Le premier épisode (en anglais) :