Carton plein pour les étudiants en animation de La Cambre

La Cambre s'anime
La Cambre s'anime - © Capture d'écran Facebook / Marion Jamault

Mercredi soir, les étudiants de La Cambre ont pris place à l'Espace Culturel Jacques Franck pour y présenter leurs courts-métrages d'animation réalisés entre 2016 et 2017. La projection a fait salle comble : un succès pleinement mérité, tant le talent de ces jeunes réalisateurs saute aux yeux.

Au total, plus d'une vingtaine de courts-métrages étaient programmés. La poésie, le rire, et les prouesses techniques étaient au rendez-vous dans un large panel de démarches, toujours plus inventives les unes que les autres. Stop-motion, collages et clips musicaux… La magie opère et manifestement le traditionnel savoir-faire des étudiants de La Cambre se perpétue.

Fondée dans les années 1960, l'option animation de La Cambre n'a cessé de voir émerger de nombreuses figures, parmi lesquelles Vincent Patar, le réalisateur de "Panique au Village" et "Ernest et Célestine", dont l'influence s'est fait ressentir plus d'une fois pendant la séance.

Souvent orientés, les films observent la société avec un regard singulier. "À partir de rien", les étudiants s'attaquent avec engagement à nos modes de vie. La notion de genre est abordée sous différentes approches. Alexis Vandersmissen nous plonge dans un questionnement de la virilité avec un flux saisissant d'images frénétiques, tandis que dans son "Devenir", Géraldine Charpentier illustre les propos de Judith Butler, théoricienne des études sur le genre.

Tout aussi engagés, plusieurs films illustrent l'aseptisation de notre monde et les rapports de force qui divisent les Hommes. Dans son macabre "Hégémonie du Vide", Maëva Jacques nous présente des créatures étranges transformées en vulgaire bétail pour en extraire toutes leurs couleurs, jusqu’à épuisement.

Parfois pessimiste, la vision des étudiants est néanmoins contrastée par un goût certain pour l'humour. Les travaux sur le gag, l'affection particulière pour le trash et les personnages hauts en couleur nourrissent notre émerveillement.

Une séance pleine de surprises, prometteuse d’un beau futur pour l’animation belge !