Tom Hiddleston, l'interview pour Kong

Tom Hiddleston
Tom Hiddleston - © JUSTIN TALLIS - AFP

Le réalisateur Jordan Vogt-Roberts connaît ses classiques : la première partie de son "Kong" est un hommage direct à "Apocalypse Now", la seconde à "Jurassic Park". Car dans cette nouvelle version, pas de climax sur l’Empire State Building, toute l’intrigue se déroule sur l’île ( d’où le sous-titre du film). Le film n’invente rien, agite tous les bons vieux clichés du cinéma d’aventure, mais avec une efficacité certaine : c’est du divertissement 100% spectaculaire garanti.

Dans le film, Tom Hiddleston incarne James Conrad, un capitaine de l'armée de l'air britannique, ayant servi dans la guerre du Vietnam.

Comment a-t-il accueilli l'idée de jouer dans une nouvelle version de "King Kong" ? 

Interview

Quelle a été votre première réaction ? oh, King Kong, encore un ? ou voyons, si on jetait un œil au scénario ?

Tom Hiddleston : Oh, absolument, lisons le scénario ! Kong est tellement énorme, il a déjà un héritage de cinéma, c’est une icône, un mythe, et faire partie de cet héritage était très excitant.

Dans cette nouvelle version, c’est un peu la rencontre entre "Apocalypse Now", et "Jurassic Park", non ?

Oui, vous pouvez le dire. C’est rock’nroll ! c’est la version rock’n’roll d’une aventure classique à l’ancienne.

On sait que nos jours, avec l’animation numérique, tout est possible à l’écran, mais pour un acteur comment jouer la surprise et l’étonnement quand il n’y a rien en face de soi ?

J’ai l’habitude de dire que c’est toujours la même chose, c’est un saut dans l’imagination, vous devez imaginer que vous êtes en train de regarder quelque chose qui n’est pas là. C’est le travail de l’acteur. C’est pouvoir croire en une réalité imaginaire.

C’est un film d’ensemble dont Kong est la star. Comment créer un esprit d’équipe dans un aussi grand projet, avec une équipe aussi énorme, et rester concentré sur l’histoire ?

On tournait tous dans des endroits réels, que ce soit dans l’île d’Oahu près d’Hawaï, Queensland en Australie et dans le Nord du Vietnam, et aucun d’entre nous n’était originaire de ces endroits, qui sont fort éloignés, et très beaux, et nous y étions tous rassemblés...  Je me souviens du premier jour, nous étions tous ensemble, c’était le week-end et nous progressions dans une vallée volcanique à Oahu, avec Samuel Jackson, et John Goodman, et John C Reilly, et nous nous sommes dit : nous sommes en train de faire un film sur King Kong, et ça nous a semblé énorme comme le ciel et le paysage qui nous entourait. Ça nous a liés, ce genre de sensation.

Vous avez dit que Kong est une icône, comment expliquez-vous que King Kong reste après toutes ces années, une vraie icône de la culture pop ?

Je pense qu’il représente le pouvoir de la nature, et la partie du monde naturel que nous ne comprenons pas entièrement. Et Kong, lui-même est incompris. Et je pense qu’en chacun de nous, il y a aussi une part incomprise à laquelle il nous fait penser.

Le film essaie de rafraîchir tous les clichés des films d’aventures, avec des mercenaires, des militaires, une jeune femme… comment peut-on rafraîchir tout ça ? c’est assez difficile...

Nous l’avons replacé dans une période différente, une période où on n’avait jamais vu Kong auparavant. Le début des 70’s, des années politiquement irresponsables, juste après la révolution sociale et sexuelle des 60’s, le début de la technologie dont nous dépendons aujourd’hui, avec les images satellites, ça semblait une période intéressante dans l’histoire du monde... et le travail des scénaristes et des acteurs est de créer des personnages intéressants, qu’ils n’aient pas l’air trop "familiers", qu’ils aient l’air de vraies personnes...

Enfin, avez-vous été surpris en découvrant le film ? beaucoup de séquences ne ressemblent pas à ce que vous avez tourné !

Oui, voir le film avec les monstres dedans, est tellement excitant ! parce que nous avons passé 6 mois à imaginer ces créatures, et les voir enfin pour la première fois, était extraordinaire.