L'interview de Samuel L. Jackson pour Kong

Samuel L. Jackson
Samuel L. Jackson - © JUSTIN TALLIS - AFP

"Kong Skull Island" est un film d'ensemble, dont le casting rassemble une belle équipe d'acteurs rôdés aux films d'aventure, comme John Goodman, John C. Reilly, Tom Hiddleston et .. Samuel L. Jackson.

Dans la version de King Kong que signe Jordan Vogt-Roberts, Samuel L.Jackson joue Preston Packard, un lieutenant colonel de l'Armée des Etats-unis, qui dirige un escadron d'hélicoptères chargés de transporter le groupe d'explorateurs dans cette expédition sur l'Ile du Crâne.

Interview

Quand vous avez eu vent de ce projet, quelle a été votre première réaction ? " Encore un  film de King Kong?! " ou " Chouette, je vais lire le scénario ! " ?

Samuel L. Jackson : On m’a dit qu’on faisait un nouveau film sur King Kong, qu’on me voulait sur le projet et moi j’étais tout de suite partant. C’est aussi simple que cela.

Parlez-nous de ce mélange entre la Guerre du Vietnam et le monde emblématique de Kong.

Il existe un conflit intéressant entre le personnage de Kong et mon propre personnage car il sort de la Guerre du Vietnam. Pour lui, on a abandonné cette guerre qui, d’après ce que l’on dit, pointe les Américains comme perdants. Il s’engage donc dans cette mission avec son équipe pour accompagner ces scientifiques. Quand il arrive sur l’île, il entre dans une guerre qu’il n’a pas choisi d’intégrer mais qu’il refuse de perdre ; en effet, il estime qu’il a assez perdu dans sa vie.

De nos jours, tout est possible grâce à l’animation en images de synthèse. Comment est-ce, pour un acteur, de devoir jouer avec des personnages qui ne sont pas présents sur le plateau ?

On travaille avec une équipe et des acteurs très talentueux comme John Goodman, John C. Reilly, Tom, Brie, … On se comprend, on sait comment interagir les uns avec les autres. La difficulté était donc de bien rendre ce que l’on ne voyait pas. On posait les bonnes questions pour savoir où Kong se trouvait à tel ou tel moment, quelle taille, quelle carrure il avait. En fonction de la personne à qui on demandait, on recevait une réponse différente mais, ce qui est certain, ce n’est qu’aucun de nous ne s’attendait à ce que Kong soit si impressionnant.

Quand on travaille sur une si grosse production, est-ce difficile de rester concentré sur l’histoire, sur les scènes que l’on doit tourner ?

Pas du tout. C’est très facile de rester concentré. Ce qui était bien, c’est qu’on était dans un environnement que l’on ne pouvait pas oublier. Que ce soit en Australie, à Hawaï ou au Vietnam, on devait jouer s’accommoder de la jungle, de la chaleur, des insectes. Certains éléments comme l’ossuaire étaient vraiment présents sur le plateau. Les directeurs artistiques ont vraiment créé ces squelettes. On ne devait donc pas imaginer tant que cela ; les seules choses que l’on devait imaginer étaient les créatures qui nous poursuivaient.

Comment expliquez-vous le fait que Kong reste une figure si iconique, si emblématique dans la culture populaire ?

Je crois qu’on s’identifie à ce personnage. Il est intéressant car il est incompris, on s’en prend à lui tout le temps, on envahit son espace, on le maltraite. Ce n’est pas un prédateur comme Godzilla qui détruit des villes entières et qui crache du feu simplement parce qu’il peut le faire. Kong ne fait que se défendre contre les envahisseurs, contre des personnes qui veulent le dompter.

Django Unchained était un film à distribution d’ensemble. C’est également le cas ici, donc, aimez-vous ce genre de projet avec un gros casting ?

J’aime que mes personnages soient entourés, qu’ils côtoient différentes personnes, certaines qu’on aime, d’autres que l’on n’aime pas. Mon personnage s’occupe de ses hommes, il les protège. Je crois que c’est une bonne chose pour le spectateur de voir ces personnages qui interagissent dans un certain sens, auquel il peu s’identifier. De fait, il peut trier entre les personnages qu’il aime et les personnages qui peuvent se faire tuer sans que cela lui importe fortement.