L'interview de Robert Pattinson pour "Good time"

Robert Pattinson
Robert Pattinson - © RTBF

Robert Pattinson est l'affiche du film "Good Time", un film de hold up, mais qui dépasse les clichés du film de genre.

L'interview intégrale

Quand vous avez lu le script, comment avez-vous pu voir que ce n’était pas encore un film de genre, encore un film de hold up ? qu’avez-vous trouvé d’intéressant dans ce projet ?

Le style d’écriture du scénario est très étonnant, ils peuvent prendre un élément qui dans un autre film ne voudrait rien dire, comment vous expliquer.. par exemple, garder un téléphone branché dans le mur, .. et ça devient un truc énorme, qui définit le personnage, et ça participe du ton général du film. Et je ne comprends pas comment ils font, mais c’est tellement spécifique dans le scénario, ça semble unique, étrange. Et en plus, j’ai trouvé le scénario tellement drôle, tellement bizarre..

D’un point de vue personnel, en tant qu'acteur britannique, comment jouer un New Yorkais crédible, dans le côté sombre de New York, comment avez-vous construit ce personnage ?

Ce qui m’a beaucoup aidé, c’est de parler longtemps avec les réalisateurs, pendant 5 mois, j’étais en train de tourner "Lost City of Z" avec James Gray en Colombie, et on parlait tout le temps par Skype. Et puis, la plupart des gens impliqués dans le projet sont de New-York, et ils sont vraiment très "New Yorkais" ! et en les fréquentant, ça a déteint sur moi petit à petit. Et en entendant les réactions de leurs familles et amis, qui disaient, "oui tu es comme un gars du Queens, j’ai connu un gars comme toi !", c’est assez satisfaisant.

C’est une production indépendante, après "Twilight" vous auriez pu choisir d’avoir une confortable carrière hollywoodienne, mais vous avez choisi le cinéma de Cronenberg, ou des projets indépendants, pourquoi ce choix ?

Je ne sais pas, on doit suivre son instinct ! dans tous les films que j’ai fait jusqu’à "Twilight" j’avais passé une audition, et j’auditionnais pour tous les films .. donc tous les boulots que j’ai obtenus, ça s’est fait par audition. Mais je pense que losqu’on a la chance de pouvoir choisir ce qu’on veut faire, c’est vraiment le seul pouvoir que l’on a, et choisir quelque chose pour son potentiel commercial, je trouve que c’est dangereux de prendre des grandes décisions comme ça. Parce que ça peut aussi bien se planter ! même si vous aviez choisi pour une raison artistique.. Et si ça se plante, et que vous avez choisi le projet uniquement pour des raisons commerciales, vous allez être vraiment gêné. Et je pense également que chaque boulot peut être le dernier, et donc je préfère y aller en étant à 100% convaincu, et en sachant que je le fais pour les bonnes raisons.

Après avoir été dans une série à succès, vous pensez que vous devez apprendre votre métier avec d’autres réalisateurs, dans de nouvelles expériences ?

Quelle que soit la décision que vous prenez, il y a un bagage qui vient avec, et le public vous voit, dans un autre personnage, à travers le prisme de "oh, c’est le gars de Twilight !", et d’une certaine manière, ils essaient de trouver le lien entre les personnages. Et donc, j’ai essayé de faire changer le prisme à travers lequel les gens me perçoivent. Et en même temps, je fais les choses qui me plaisent instinctivement, et je ne prends pas des décisions à long terme..

Vous êtes venus à Cannes pour d’autres films, quel est votre meilleur souvenir, que préférez-vous à Cannes et que détestez-vous à Cannes ?

Je ne déteste rien à Cannes.. enfin, peut-être l’aéroport de Nice.. pas l’aéroport lui-même mais la foule quand vous arrivez ! en fait, je ne fais que des films qui viennent à Cannes ! je ne fais même pas des films qui sont projetés en salle, je fais juste des films qui seront montrés à Cannes.. Il y a une telle excitation ici, c’est la plus haute classe de compétition, et j’ai toujours envie d’être là.