"Princesse parfaite", un petit ouvrage destiné aux demoiselles de 3 à 6 ans

Fabienne Blanchut
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Fabienne Blanchut - © Fleurus

Fabienne Blanchut et sa complice, Camille Dubois sont les mamans de cette petite Zoé, à destination du jeune public. Le vingtième tome vient de paraître chez Fleurus. La collection met en scène Zoé, une petite fille dans sa version petite peste, en regard avec la fillette parfaite.

Rencontre avec Fabienne Blanchut, l’auteure des ouvrages

 

Fabienne vous êtes française, auteure et vous travaillez également à la RTBF ?

 

Oui j’ai commencé mon parcours professionnel après un DESS à la Sorbonne, en audiovisuel et édition. Ensuite j’ai travaillé chez M6, puis chez TF1, que j’ai quitté parce que j’avais des envies artistiques en terme d’écriture, que ce soit pour la télévision, ou pour la littérature, et je suis venue m’installer à Bruxelles.

Au bout de deux ans j’ai refait mon carnet d’adresses professionnel, et j’ai eu la chance de rentrer à la RTBF comme consultante, quelques jours par semaine.

A Bruxelles j’avais une amie, qui m’a fait découvrir la ville, et j’ai beaucoup aimé.  En plus c’est pratique, c’est à 1h20 de Paris et des éditeurs parisiens, les appartements sont grands, et on peut avoir un véritable lieu de travail.

 

Camille est l’illustratrice, comment s’est passé  le début de la collaboration ?

 

Camille est illustratrice sur la plupart de mes collections, et c’est mon frère qui me l’a présentée. Il connaissait notre travail à toutes les deux, et il a pensé que nos deux univers pouvaient se rencontrer. J’habitais à Paris, Camille à Annecy, et on a commencé à échanger sur internet. Puis en effet nos deux univers ont convergé, et on a eu l’idée de cette Princesse Parfaite ; cette petite Zoé qui est née sous ses pinceaux et sous ma plume. Ensuite nous l’avons envoyée à différents éditeurs à Paris, et rapidement Fleurus a souhaité nous rencontrer.

Après coup on a réalisé que les éditeurs aimaient marier eux-mêmes, leurs auteurs et leurs illustrateurs et qu’il était assez rare qu’ils acceptent un binôme déjà formé. Nous avons eu cette chance et la vie leur a donné raison puisque nous en sommes au vingtième album en sept ans

Vous avez fait le choix d’un concept éducatif ?

C’est une volonté de la maison d’édition Fleurus, qui est très axée sur l’éducatif et sur le fait de faire passer un message aux enfants. Après c’est un travail éditorial, et ce n’était pas notre volonté de créer ce concept des deux pages qui se répondent, avec les bêtises d’un côté et la sagesse de l’autre. Mais au final ils ont fait un très bon choix, on s’en rend compte quand on est en séance de dédicace. Les enfants adorent parce qu’ils découvrent qu’on peut faire des bêtises et être quand même très gentil, et les parents parce qu’ils arrivent à faire passer un message beaucoup plus facilement avec la " Princesse Parfaite " qu’avec une punition.

La propreté, la politesse, le respect des choses, le désordre, la prudence… Toutes ces idées naissent de l’observation du quotidien ? vous avez des oreilles et des yeux partout ?

Absolument, il faut cela et puis je crois qu’il faut avoir aimé lire. Mon imagination vient de là. Je suis fidèle à l’enfant que j’ai été, et si vous interrogiez parallèlement ma maman, elle vous dirait que c’est moi.  J’ai été aussi cette petite peste de Zoé et ce sont des étapes que tous les enfants traversent ; par exemple freiner à vélo avec les pieds j’adorait et combien de fois j’ai entendu, tu vas abîmer tes chaussures …

D’emblée vous vous adressez aux petites filles ?

 

Il existait la collection pour les garçons, c’était » Jules petit ange parfait », mais ça a moins bien fonctionné et au bout de dix albums on a arrêté. L’idée de la princesse, c’est vrai que ça parle bien aux filles, mais il y a quand même des petits garçons qui lisent Zoé.

 

Vous vous adressez à une tranche d’âge bien précise ?

 

Les 3-6 ans, avec le tout début de l’apprentissage et de la vie en communauté. L’école, le centre aéré, les frères et sœurs…   Ensuite le format est facile pour les petites mains, et le papier glacé est indestructible. Et enfin j’essaie d’écrire avec des rimes, c’est plus facile pour les petits quand on lit à haute voix, d’avoir cette espèce de musique . Nos livres sont lus dans les écoles grâce à cela et c’est d’ailleurs une grande fierté pour nous.

 

Avez-vous le sentiment que les parents vous disent merci ?

 

Ecoutez, je ne veux pas avoir l’air prétentieux, en plus c’est un travail d’équipe,  et sans Camille et Fleurus on y serait pas arrivé. Mais allez, oui, on va dire que les parents nous disent merci souvent. Ils sont contents de trouver un écho à leurs problèmes parfois, et ça peut dédramatiser une situation, quand il faut aller chez le dentiste, par exemple.

Et quand on est en séance de dédicace, le contact direct avec les enfants est un bonheur. Une petite fille qui vous dit, moi je fais comme Zoé des fois, mais souvent je fais comme la princesse parfaite, c’est vraiment réjouissant en tant qu’artiste, d’être en contact directement avec ces petits qui sont très lucides sur ce qu’ils font.

 

Christine Pinchart

 

Zoé n'obéit pas et Zoé n'est pas soigneuse-les deux derniers tome de la collection parus chez Fleurus