Sortie du 39e album d'Astérix : "Astérix et le Griffon", un réjouissant voyage en Ukraine

Un tirage de 2 millions d’exemplaires en langue française, et 5 millions au total dans 17 langues : comme tous les deux ans, le nouvel album d’Astérix est le best-seller annoncé de l’automne. Ce 39e titre de la collection s’intitule "Astérix et le Griffon", et il paraît demain en librairie.

 

Capturer un griffon, créature mythologique mi-aigle, mi-lion, voilà la nouvelle lubie de César pour accroître sa popularité. Il charge son géographe Terrinconnus (graphiquement, c’est une caricature un peu approximative de Michel Houellebecq) de diriger une expédition vers Barbaricum, un territoire qui correspond à l’actuelle Ukraine.

Mais les habitants de cette contrée, les Sarmates, et leur chamane Cékankondine, prévenus de l’arrivée imminente des Romains, font appel au druide Panoramix et ses amis Astérix et Obélix pour les défendre…

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Un principe hérité de Goscinny

René Goscinny alternait les aventures "domestiques" dans le village gaulois et les aventures "exotiques" avec les voyages d’Astérix (après "La zizanie" vint "Astérix et les Helvètes", après "Le Devin", "Astérix en Corse"…)

Son successeur Jean-Yves Ferri – qui a repris la série il y a dix ans et signe aujourd’hui son cinquième scénario pour Astérix -, deux ans après un album domestique un peu décevant, "La fille de Vercingétorix", emmène cette fois Astérix vers les pays de l’Est.

plus d’infos sur le site officiel d’Astérix

Des nouveautés rafraîchissantes

C’est une bonne idée, car ça permet au dessinateur Didier Conrad, fidèle à la patte d’Uderzo, de composer des paysages enneigés qui apportent une ambiance un peu différente à la série.

Autre trouvaille de scénario : le grand froid fait geler la potion magique et Astérix, bien démuni, doit plus tabler sur la ruse que sur la force pour combattre les Romains. Tout cela sous le regard amusé des guerrières sarmates, les Amazones qui, malgré le climat, n’ont pas froid aux yeux…

A côté de ces nouveautés rafraîchissantes, Ferri n’oublie pas de respecter le cahier des charges, en prolongeant l’humour au second degré et les jeux de mots instaurés par Goscinny. Il s’est amusé à truffer son récit de calembours liés à Internet, et ça fonctionne bien.

En résumé, "Astérix et le griffon" est un bon album, qui n’ajoute certes rien à la gloire de la série, mais qui va lui permettre de rester le best-seller n°1 de la bande dessinée.